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Avignon, coûte que coûte

Avignon, coûte que coûte

24 octobre 2020 | PAR David Rofé-Sarfati

Imaginé dans la précipitation pour oublier l’annulation du festival d’Avignon, le festival Indépendance(s) ! n’annule aucune des cent représentations programmées. La qualité de la programmation est sauvegardée et le public est reçu dans le respect des conditions sanitaires.

 

Cette année, dans le désarroi de l’annulation, Olivier Py, le directeur du In, a imaginé avec les équipes du Festival de se ressourcer dans l’idée originelle sous la forme d’une semaine de représentations nommée La Semaine d’art. Au temps de Jean Vilar, le festival d’Avignon se nommait Une Semaine d’art en Avignon. Ce festival réduit a débuté ce vendredi 23 octobre et se déroulera jusqu’au 31. En raison du couvre-feu, toute la programmation décidée et annoncée est maintenue en choisissant d’avancer  de 3 heures le calendrier des représentations.

58 spectacles pour 100 représentations

Du côté du OFF les théâtres indépendants ont réagi très vite. En mai 2020 en Avignon, la Fédération des Théâtres Indépendants d’Avignon est née de la volonté de nombreuses salles de spectacles privées de fédérer leurs forces et leurs énergies afin de mieux faire connaître et reconnaître leurs actions. Ils ont créé, un festival nommé Indépendance(s) ! Et proposent jusqu’au 1er novembre pas moins de 58 spectacles pour cent représentations en tout. Judith Magre, Molière en 2000 et 2006 de la meilleure comédienne, est la marraine de cette semaine qui veut contribuer au renouveau culturel et économique d’Avignon et du secteur du spectacle vivant. Ce festival où toute la réglementation sanitaire est appliquée de manière très stricte se veut un signe pour les artistes et le public que la crise n’aura pas raison de la création artistique ni du spectacle vivant. 

Agnès Chamak, directrice du Théâtre des Brunes et coprésidente de la Fédération des Théâtres Indépendants d’Avignon, nous confie : Nous ne faisons pas cela pour gagner de l’argent. On veut être là. L’ensemble du secteur du spectacle vivant est économiquement très impacté. Avignon, superbe ville de fête et de Théâtre, devient en ces temps difficiles un nécessaire lieu d’échanges pour le milieu théâtral. 

Fabriquée dans l’urgence, affrontant les contraintes et les empêchements des répétitions, la qualité de la programmation est au rendez-vous. Citons par exemple Le Rêve d’un homme ridicule de Fiodor Dostoïevski (photo) dans une poignante interprétation de Jean-Paul Sermadiras.

Site de l’événement : www.independances.net.

 

Crédit Photos :  Jean-Paul Sermadiras DR

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David Rofé-Sarfati
David Rofé-Sarfati est Psychanalyste, membre praticien d'Espace Analytique. Il se passionne pour le théâtre et anime un collectif de psychanalystes autour de l'art dramatique www.LautreScene.org. Il est membre de l'APCTMD, association de la Critique, collège Théâtre.

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