Saint-Valentin : Cour des Loges, l’hôtel des amoureux

13 février 2016 Par Pulcherry Von Ober | 0 commentaires

Pourquoi ne pas tenter une expérience hors du temps pour cette Saint Valentin 2016 ?
Croquer des plaisirs, s’offrir des bonheurs gustatifs, jouir de la parenthèse d’un temps suspendu, flirter avec les frissons de la volupté …
Bienvenue dans un hôtel incroyable,  où l’histoire a déposé son empreinte, et la modernité, son savoir-faire.

Un pan d’histoire
Jadis construit pour les banquiers, marchands, ainsi que les imprimeurs à l’époque de la Renaissance, ayant abrité Philippe de Lyon, thaumaturge, guérisseur, voyant et médecin privé des Tsars, puis délaissé durant la première moitié du XXème siècle… tout comme le Vieux Lyon, Cour des Loges connaît enfin en 1981, les travaux de restauration de ses quatre maisons. En1987, l’hôtel Cour des Loges est inauguré.

Un cadre atypique
On n’entre pas dans  Cour des Loges ainsi…

D’abord, monter trois petites marches (les personnes à mobilité réduites bénéficient d’une « passerelle ») qui mènent à un  couloir pour pénétrer au cœur de l’hôtel. Nous sommes à Lyon :  le luxe ne s’affiche pas d’une façon ostentatoire. Ici, les trésors sont cachés,  tout comme les traboules de ce quartier.
L’entrée dans l’hôtel est saisissante, mais chut…Conservons l’effet de surprise ! Un indice : au centre,  une grande cheminée, vestige des festins d’antan ?


Les chambres

Conçue comme un duplex pour l’une, avec une immense baignoire jacuzzi, à l’étage, un lit « king size » « trône » avec des têtes de lit peintes, des tentures façon opéra, le spectacle pourrait presque commencer.
Ou encore, une grande chambre avec une baignoire de style XVIIIème, un lit Renaissance, des lampes qui semblent sorties du XVème siècle et,  des fresques baroques qui plongent encore, dans une autre période. Oui, le temps s’arrête, le charme opère. Si l’on s’abandonne à l’ imagination,  on pourrait penser que Casanova les aurait « designées ».

Quant à l’ascenseur, il  fait découvrir les hauts et les bas, dans un décor de théâtre italien.


Le spa

Bien sûr que le bien-être n’est pas délaissé. Le spa abrite une magnifique piscine de détente et un jacuzzi atypique, en bois. Des soins y sont dispensés.

Un fumoir, un bar, du cuir et des cocktails
Caresse du regard sur le cigare, senteur des arômes, rêveries autour des volutes,  le temps se fixe sur son incandescence. Au bar, les verres se soulèvent, les alcools se versent, les têtes se renversent, les rires et sourires se dessinent. Pour les épicuriens, ne pas hésiter à demander les accords spiritueux cigares.
Quant au bar où Rémi Merlin officie de 16h à 1h du matin, optez pour le délicieux cocktail des amoureux, le « charmeur »…l’agitateur de cœurs !

Le secret du charmeur ? Rémi, le barman, le dévoile.
Préparer un verre rocks, rempli de glace. Verser 4 cl de Maker Mark dans le shaker, ajouter 1,5 cl de crème de mûre (la marque Combier semble appréciée), 3 mûres fraîches, 0,5 cl de sucre de canne liquide, 2 cl de  jus de citron vert pressé. Ne pas oublier du blanc d’œuf pour travailler la texture et le visuel. Shaker. Filtrer. Rajoutez du blanc d’œuf, shaker à nouveau. Séchez le verre en ôtant le surplus d’eau.  Versez le cocktail, ajoutez quelques mûres, groseilles façon brochette, dégustez !

Pour combler les papilles
Le rendez-vous du vendredi soir se tiendra au Café Epicerie où Antony Bonnet fait découvrir ses nombreuses recettes de verrines et plats traditionnels lyonnais.
Après un repas où les arômes des mets se libérèrent délicatement, un passage dans le petit salon, face à la cheminée, s’impose pour entendre crépiter les bûches, savourer la chaleur ambiante, et se délecter de l’atmosphère délassante, avant de rentrer dans l’antre du  peintre, de découvrir la verrière, de jongler avec le regard en admirant un meuble ou une fresque, en savourant une caresse.

Samedi matin, dans la grande cour inondée de lumière, sous forme de buffet, se dresse le petit déjeuner : fruits légumes, viennoiseries, pain œufs brouillés, saumon fumé maison, yaourts des monts du lyonnais, de vache et de brebis, lait de soja…Et si l’opulence des mets trône ici, point de crainte, pas de fricassée de gras double, ou de caillebotte à déguster façon Gargantua, sous la plume d’un Rabelais en séjour à Lyon… même si dans cette ville nommée capitale de la gastronomie, peuvent naître des  gastrolâtres.
Ensuite, à bord d’un Vaporetto, une visite au Musée des Confluences peut s’improviser, sans oublier au retour de déambuler dans le vieux Lyon, au gré des traboules.

Cependant, pour encore mieux savoir taquiner de sa fourchette les bonnes chères, des cours de cuisine sont proposés dans la Petite Loge. La formule : un plat un dessert…et une dégustation sur accords mets et vins.

Le soir venu, Valentin pare son menu de fêtes des amoureux, de coquilles Saint Jacques en bouillon d’asperges vertes, de crevettes de Méditerranée, séductrices en tenue de baies de Timut, de Barbue en costume de beurre de demi-sel accompagné d’un sabayon d’agrumes, de veau fermier avec ses charnues morilles et ses ris braisés…Le dessert : cultivons le secret… ? Nous sommes à Lyon aux Loges, 1 étoile au guide Michelin.
Les vins suggérés sont :  Billecart-Salmon Rosé   Vin blanc : Condrieu Domaine Boissonnet 2014   Vin rouge: Chassagne 1er Cru Domaine Gagnard Delagrange 2009

Dimanche matin
Un plongeon dans le grand bain du jacuzzi du spa, avec, bien sûr, les soins adaptés à l’humeur du jour, accompagnés de tisanes de choix ou encore, une flânerie sur les quais de Saône au marché de la création… Avant de retourner à l’agitation quotidienne  pour démarrer une nouvelle semaine, bâtie sur un week-end enchanteur.

Pour  voyager au cœur de l’Histoire à Lyon, le prix à payer est de :
A partir de 244 euros la chambre avec petits-déjeuners pour 2 personnes, 155€ par personne le menu Saint-Valentin.
Informations : www.courdesloges.com
Informations restaurant et menu St Valentin : http://www.courdes


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