Japan Expo 2016

15 juillet 2016 Par Sandra Bernard | 0 commentaires

La 17e édition de la Japan Expo s’est déroulée comme à son habitude du jeudi au dimanche (juillet) au parc des expositions de Paris nord Villepinte. Comme toujours, une foule immense (bien qu’un peu moins nombreuse que l’année dernière) s’est pressée pour assister aux concerts, conférences, ateliers, démonstration et pour acheter goodies et produits culturels.

Manga et animation :

Répartie en zones plus lisibles depuis l’année dernière, la circulation est étonnamment fluide dans les allées. Les stands des grands éditeurs (manga, animés, jeux vidéo, etc) ont rivalisé d’exubérance, de couleurs et d’activités pour attirer les regards et les acheteurs. Certains proposaient ainsi des expositions d’une série phare de leur catalogue : Tokyo Ghoul pour Glénat, Saint Seiya pour Kurokawa, Gwendoline pour Issan Manga, Fairy Tail pour Pika, etc. L’une des expositions les plus intéressantes concernait Harmony du studio 4C° et éditée par All The Amine qui expliquait les différentes étapes de la création d’un film d’Animation.

Les collectionneurs de tote bag étaient à la fête puisque de nombreux éditeurs offraient un collector pour l’achat de trois mangas. Il était également possible de repartir avec une photographie souvenir ou une dédicace exclusive.

La grande nouveauté de l’année est la zone French Touch qui présentait (enfin) la richesse et la diversité de la création française en matière de manga : Ogrest et Radiant chez Ankama, Ayakashi et le voleur d’estampes chez Glénat…  avec une exposition biographique et des conférences d’auteurs.

Autre nouveauté de l’année, All the Anime et la grande salle d’Europa Corp se sont associés pour le nuit de l’animation. Un marathon de films d’animation récemment sortis ou sur le point de sortir en France.

Jeux vidéo :

Côté jeux vidéo, le stand Bandai a fait forte impression avec ses zones One Piece et Sailor Moon. Quizz, bornes d’arcade et cosplay pour le premier, boutique de produits exclusifs et beauty bar pour le second attendaient les festivaliers. Juste en face, le très attendu King of Fighter XIV et l’adaptation vidéo ludique de l’attaque des titans ont attiré nombre de gameurs. De son côté, Square Enix a misé sur Final Fantasy XV, comptant sur de magnifiques vidéos. Les bornes disponibles permettaient de s’essayer au gameplay qui a définitivement rompu avec le tour par tour d’antan pour un temps réel très dynamique mais somme toute lisible. Playstation présentait, à quelques privilégiés ayant réservé en amont, son casque de réalité virtuelle (VR). Enfin, Nintendo et ses nombreuses licences ont assuré le spectacle, notamment avec Yokaï Watch, Zelda et Pokemon entre battles, chasse aux tampons et tests.

Cosplay

La très fréquentée zone cosplay, qui possède maintenant une scène dédiée et des spots photo, s’est étoffée cette année d’une zone technique où des spécialistes prodiguent conseils et vendent des produits et matériaux parfois surprenants. Juste à côté, Toyota présentait une petite machine à coudre et à broder incluant la surprenante fonction « dessin libre » (un peu déroutant au début) avec un prix salon avantageux.

Mode et création

Côté stands des jeunes créateurs, on retrouvait, à peu de chose près, les mêmes styles et produits que l’année dernière. Le défilé, rythmé par les Oranges Port (maintenant bien habituées au salon) était très dynamique et a reçu un accueil chaleureux du public. Les collections présentées mélangeaient classicisme des couleurs et coupes légèrement rétro très en vogue actuellement au Japon. Le style déstructuré est pour sa part plus original, mais plus difficilement portable.

Concert :

Cette année encore, les artistes invités étaient de premier ordre. Ainsi, Man With A Mission a mis le feu à la scène avec neuf de leurs hits, Saori Kobayashi a enchanté le public avec ses compositions orchestrales pour les jeux Panzer Dragoon.

Culture :

Enfin, la zone culture a accueilli une nouvelle fois des troupes et artistes de qualité venus présenter leur art. Si l’espace wabisabi regroupait des œuvres artisanales de haute qualité, très peu de marchands indépendants ont fait le voyage cette année. Toutefois, quelques expositions intéressantes expliquaient l’architecture japonaise des châteaux et des immeubles de la ville de Kobe. La ville de Kyoto, présente depuis plusieurs années sur le salon, a proposé des ateliers et des spectacles, avec notamment la présence des deux Maiko et de Tsutomu HIRAO, maître de la peinture sur Kimono qui associe peinture Ringa et personnages de la pop culture Japonaise que nous avons eu la chance d’interviewer. Le musée international du manga était là aussi.

À part le village Hello Kitty et le stand de la NHK, il n’y avait pas de zones dédiées au « Kawaii » cette année.

Pour conclure, cette édition s’est avérée un peu en dessous de celle de l’année dernière, recul qui peut trouver une explication dans le contexte actuel en France. Toutefois, les solides atouts ainsi que sa bonne organisation en font une valeur sûre en termes de convention sur le thème de l’Asie.

Visuel : DR


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Google+

Laissez un commentaire: