[Interview] Célibataires, Lauren Malka vous invite au No Fucking date

22 août 2016 Par Amelie Blaustein Niddam | 0 commentaires

Lauren Malka le dit de façon très directe : « Le concept des « No Fucking date » est simple : chacun d’entre vous vient avec une bande d’amis célibataires dont au moins une personne du sexe opposé avec qui vous ne coucherez pas ce soir-là ! Rendez-vous dès 20h30, vendredi 2 septembre dans la « secret room » du Badaboum !  »  Pour en savoir plus sur ce mode de rencontres, nous avons discuté avec la pétillante fondatrice du concept. Interview.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de lancer les soirée No Fucking date dont la première s’est tenue cet été au SO dans le Marais ?

D’abord, j’ai eu simplement envie de rencontrer les amis célibataires de mes amis sans attendre pour autant le dîner de présentation très gênant qui ne porte pas son nom…Ensuite, j’ai souhaité sortir un peu du schéma casting « tinder » ou « happn » qui ne fait pas de mal en soi mais qui ne convient pas à tout le monde et notamment à ceux qui, comme moi, préfèrent les contextes plus naturels. Enfin, j’avais personnellement une nostalgie des soirées de lycées où on retrouve toujours à peu près les mêmes 30-40 personnes dont le mec qu’on avait espéré revoir et dont on n’avait pas forcément osé prendre le numéro. A l’époque, on ne donnait pas nécessairement son verdict à la fin de la soirée pour savoir si oui ou non, on acceptait de revoir « l’autre ». On espérait simplement le recroiser la fois d’après. Si on ne l’avait pas remarqué, il pouvait lui aussi s’arranger pour se présenter et nous faire rire. Bref, on laissait une chance au charme qui n’agit pas toujours aussi vite qu’un « match Tinder »… C’est ce qui me manquait un peu, personnellement, alors j’ai essayé de le retrouver grâce à ces soirées mensuelles où les invités de nos invités sont systématiquement réinvités !

Avez vous la sensation que les rencontres amoureuses sont rares à Paris ?

Je ne crois pas que les rencontres amoureuses soient rares à Paris, au contraire ! Elles sont de plus en plus fréquentes vu la multiplication des sites et applis de rencontres et vu aussi la banalisation voire la « glamourisation » du statut de célibat aujourd’hui ! En revanche, je ne serais pas étonnée que ces nombreuses applis rendent un peu plus difficile le passage à l’acte « en vrai » de la drague. Les applis augmentent la timidité non ? Il est par exemple arrivé plusieurs fois qu’une de mes connaissances passe par Tinder ou Happn pour me proposer de boire un verre au lieu de le faire en vrai. Comme si, à travers ces applis, on enfilait un masque de séduction que l’on n’osait pas garder ensuite. Tinder serait un peu le carnaval de Venise contemporain ! Toujours est-il que le « No Fucking date » peut aussi faciliter le passage à l’acte de la rencontre mais sans passer cette fois par la case virtuelle…

Etes vous spécialisée dans le dating ? Est-ce votre métier ? 

Non, pas du tout. Les événements que j’organise d’habitude sont beaucoup plus difficiles à remplir ! Je suis journaliste dans le domaine culturel et plus particulièrement littéraire. Les « No Fucking dates », comme les lectures, rencontres, concerts et autres événements croisant les genres culturels que j’organise dans différents lieux à Paris sont des activités parallèles. Mon métier principal consiste à être conseillère littéraire de l’émission « Au Fil de la nuit », présentée par Christophe Ono-dit-Biot sur TF1 et LCI. J’ai aussi publié un livre récemment sur le journalisme, que vous avez eu la gentillesse de conseiller à vos lecteurs : un dialogue fictif entre plusieurs personnages autour des renouvellements de ce métier, Les journalistes se slashent pour mourir chez Robert Laffont.

Quelle est la part culturelle des No fucking date ?

Le 2 septembre, ce sera la 3e édition du « No Fucking date » et j’ai souhaité que ces soirées se déroulent à chaque fois dans un bar différent à Paris, pour nourrir ma curiosité des lieux sympas à Paris qui prêtent leur salle sans budget pour des événements de ce type. La part culturelle se trouve donc dans le fait d’animer et de faire découvrir des lieux sympas de différents quartiers parisiens. Par ailleurs, j’ai de nouvelles idées pour les soirées suivantes comme celles d’organiser des jeux qui fassent office d’ »ice breakers » et qui permettent de remporter des places de ciné ou d’expo, par exemple, grâce au partenariat de votre superbe site ! Je ne veux pas que ces jeux soient trop intrusifs ni débiles, j’ai envie qu’ils restent dans le ton des événements que j’organise d’habitude. Il se pourrait donc qu’ils fassent appel à des musiques en live avec des chanteurs et instrumentistes… je n’en dis pas plus pour l’instant !

Visuel : DR


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