Haute Couture : Yiqing Yin la nouvelle créatrice sino-française à suivre !

1 février 2016 Par Anaïs Marinier | 0 commentaires

Si la France reste éternellement le pays du rayonnement du luxe dans le monde c’est bien parce que la haute couture y est née, à Paris plus précisément, à la fin du XIXème siècles et demeure aujourd’hui encore un domaine où notre beau pays excelle. Paris est en effet la capitale de la haute couture et du bon goût avec ses métiers d’art, ses maisons de haute couture mythiques au renom international, ses laboratoires de créations de recherches. Et c’est sûrement grâce à sa longue tradition dans le domaine du luxe et de la mode que la France rayonne encore de nos jours et n’a jamais cessé de lancer la mode… Cette année, une nouvelle venue a voulu bousculer les codes de la mode française et nous avons voulu vous la présenter.

La séquence de défilés haute couture printemps-été 2016 (la Fashion Week ndlr), qui vient de se clôturer à Paris, a mis en avant une gracieuse féminité. Les créateurs ce sont appliqués à prendre soin des détails sans toutefois aller vers l’ostentatoire. La preuve en est par l’éclatant fourmillement de tissus épurés que nous pouvons voir ci-dessus.

Quant à notre nouvelle venue, elle s’appelle Yiqing Yin, d’origine franco-chinoise, est âgée de 30 ans. Elle signe avec « Blooming Ashes » sa première collection en tant que membre permanent du cercle fermé de la haute couture. Elle poursuit son travail sur la métamorphose qui est son thème de prédilection, avec des femmes animales ondoyant dans des voiles de soies aussi légers qu’une plume et ainsi protégées par des côtes de mails ou emmitouflées dans des robes en fourrure. La jeune femme a su imposer sa vision futuriste de la femme en cultivant un paradoxe : « Une femme à la fois guerrière et sensible, sensorielle, qui renaît de ses cendres et qui s’habille des restes de la civilisation. »

Venons-en à son parcours : elle a fondé sa maison de haute couture éponyme en 2010 à Paris. Fille d’immigrés chinois, elle est venue en France à l’âge de 4 ans. Enfant cosmopolite, Yiquing voyage de pays en pays avant d’étudier à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) de Paris dont elle sort diplômée en septembre 2009. Récompensée la même année, par le Grand Prix de la Création de la ville de Paris, le travail de la créatrice relève d’une nouvelle approche de la couture, qu’elle expérimente avec intuition sans contrainte et hiérarchie de construction. Présentée lors du Festival International de la mode de Hyères en avril 2010, la première collection de la créatrice est baptisée Exil. Cette dernière est par la suite exposée dans les vitrines du Ministère de la Culture ainsi qu’au Théâtre National de Chaillot. En février 2011, la collection The Dreamer s’établit à la Galerie Joyce avant d’être mise en scène au bar Vogue de l’hôtel Crillon durant la semaine de la mode, dans le cadre du Petit Salon des Jeunes Créateurs. Elle est ensuite sélectionnée parmi les huit talents à suivre par Vogue Paris et remporte le Prix des Premières Collections de l’Andam en juin 2011. La même année, elle est élue nouveau membre invité par le Comité de Direction de la Chambre syndicale de la haute couture au mois de novembre. C’est finalement le 25 janvier 2012 qu’elle défile officiellement pour la première fois au Couvent des Récollets. Deux mois plus tard, elle signe la robe rouge carmin portée par le top modèle Shalom Harlow dans le court-métrage réalisé à l’intention du 165ème anniversaire de la maison Cartier par Bruno Aveillan.

Toute La Culture, lui souhaite une longue et grande carrière au sein du monde de la mode et vous conseille de suivre une future icône en devenir !

Visuel : ©

 


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