Un « Mensonge » de Florian Zeller réjouissant au Théâtre Edouard VII

2 janvier 2016 Par Romeo Fratti | 0 commentaires

« Qui dit art, dit mensonge »… …cette citation d’Honoré de Balzac est désormais à l’honneur au Théâtre Édouard VII. Qui vient lui donner tout son sens ? Un dramaturge : Florian Zeller, un metteur en scène : Bernard Murat et un formidable quatuor de comédiens qui se débattent avec la vérité et le mensonge. Pardon, « les » vérités et « les » mensonges…

Note de la rédaction :

Pierre Arditi, Évelyne Bouix, Jean-Michel Dupuis et Josiane Stoléru s’en donnent à cœur joie pour suggérer que mensonges et couple ne font pas forcément bon ménage…mais la vérité est-elle préférable ? Dans la rue, Alice (Évelyne Bouix) surprend Michel (Jean-Michel Dupuis), le mari de son amie Florence (Josiane Stoléru) en train d’embrasser une autre femme. Et ce sont précisément Florence et Michel qu’Alice et Paul (Pierre Arditi) sont censés recevoir le soir même pour dîner. Alice veut annuler pour ne pas se retrouver dans une situation embarrassante mais trop tard, les invités sonnent à la porte…

Le dilemme est de taille : Alice doit-elle dire à son amie ce qu’elle a vu ? Surtout pas selon Paul, qui veut manifestement défendre son ami. Mais est-ce seulement par solidarité masculine que le mari d’Alice préfère à ce point la solution du mensonge ? Et de son côté, Alice a-t-elle quelque chose à cacher ou…à révéler ? Une solution pour le savoir : lire les informations pratiques ci-dessous.

L’amour et l’amitié s’entrecroisent dans cette comédie en cinq actes sur les non-dits, un brin perverse, qui n’est pas sans rappeler la pièce Chacun sa vérité de Luigi Pirandello. Qui ment ? Qui dit vrai ? Impossible de le comprendre (et encore) jusqu’à la scène finale, grâce à la parfaite orchestration des rebondissements ainsi que d’un comique de situation qui fait des clins d’œil aux vaudevilles de Guitry et de Feydeau. Bien évidemment, le couple et le mariage prennent très cher grâce à des personnages égoïstes et lâches qui excellent dans l’art de décliner le mensonge. Mention spéciale pour Pierre Arditi, très à l’aise dans cette représentation de l’ambivalence et de la médiocrité.

 

Le Mensonge de Florian Zeller, mise en scène de Bernard Murat. Avec : Pierre Arditi, Évelyne Bouix, Jean-Michel Dupuis et Josiane Stoléru.

La pièce est sur-titrée en anglais.

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