« Pacamambo » de Wajdi Mouawad à l’Essaion

28 août 2016 Par David Rofé-Sarfati | 1 commentaire

Une jeune fille perd sa grand-mère adorée, une nuit alors qu’elle dormait chez elle avec son chien Le Gros. Est-ce la lune qui est venue la chercher ?

Tout commence comme un générique d’une bonne série de la HBO, tous les symboles et motifs de la pièce nous sont présentés et forment une petite montagne sur laquelle est perchée l’héroïne, Julie. Elle a perdu sa grand mère et a rendez vous chez son psy qui cherche à comprendre les faits extravagants qui suivirent cette nuit où la petite fille a rencontré la mort elle même et a voulu lui casser la gueule.

La poésie et l’humour soutiennent le propos et nous traversons avec la jeune fille le classique chemin  de tout enfant qui découvre la mort comme une adresse, Pacamambo, l’adresse du manque puis qui lentement entend sa propre mort et par voie de consequence son obligation d’élaborer un sens à sa vie. Au loin l’hymne à la vie de Wajdi Mouawad. Julie, ouvre droit à la parole à chacun, morts et vivants confondus et même le chien (trés drôle performance de Jock Maitland). Au loin l’amour inépuisable pour l’humain.

La mise en scène de Joseph Olivennes, est inventive, souvent palpitante. Rafaële Minnaert est une magnifique et attachante grand-mère. Aloysia Delahaut incarne la mort avec un engagement à saluer. Pamina de Hauteclocque pousse avec talent sa proposition de nous emmener sur ce chemin incertain, un aller retour vers Pacamambo.  La pièce est un bonheur à voir en famille tant elle pose ce qui pour les enfants fait lien avec leurs parents, en ce que ces derniers sont à la fois leur origine et leur destin.

L’Essaion mérite cette visite.

 

Auteur : Wajdi Mouawad

Mise en scène : Joseph Olivennes

Distribution : Pamina de Hauteclocque, Jock Maitland, Vianney Ledieu, Aloysia Delahaut, Rafaële Minnaert en alternance avec Anne Lefol


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