« Paradis sur mesure » de Bernard Werber

2 octobre 2008 Par marie | 1 commentaire

werber Bernard Werber revient avec un recueil de 17 nouvelles, « Paradis sur mesure ». Composé d’histoires aux longueurs très variables, l’auteur propose des « futurs possibles » et «des  passés probables ». Des histoires pas très agréables pour les personnages qui les vivent, mais d’autant plus succulentes et accaparantes pour le lecteur. Bernard Werber nous entraîne dans plusieurs mondes qui sont autant de critiques de notre mode de vie actuel.

Croisons les doigts pour que ce ne soit pas de la prospective ! Mais du passé, mieux vaut en rire, même s’il prête à pleurer ! Dans « Paradis sur mesure » Bernard Werber livre 17 « futurs possibles » et « passés probables ». Si les derniers sont souvent à tendances autobiographiques, comme sa première enquête criminelle alors qu’il était jeune journaliste à ‘La voix du Nord’, « Meurtre dans la brume », ces images du futur sont véritablement gênantes.
Selon l’auteur, nous nous préparons un avenir très sombre : nous pendrons les pollueurs, nous effacerons l’histoire pour faire naître un homme vierge du poids du passé, les fourmis étudieront l’espèce humaine pour la découvrir extrêmement arriérée, nous fuirons toute forme d’originalité dans notre quotidien, et l’être masculin disparaitra.
Œuvre pédagogique
C’est de la science-fiction. Certes. Mais Bernard Werber veut prévenir ses congénères. Ce sont des « futurs possibles », mais à éviter. « Les humains ont besoin d’être secoués par des horreurs pour comprendre », a-t-il déclaré dans une interview au « Matin ».
On est d’autant plus secoués, que chaque nouvelle est racontée comme une évidence, sans révolte. Etre pendu parce qu’on a pollué, quoi de plus normal ? La violence n’est presque jamais décrite, elle est suggérée, et cela la rend d’autant plus insupportable.
D’un autre côté, les « passés probables » de l’auteur, ne sont pas tellement plus enviables. Certains sont assez croustillants, comme « Questions de respect », d’autres sont d’autant plus dérangeants qu’ils sont criants de crédibilité, tel « Le moineau destructeur ». Certains sont moins crédibles, mais font rire jaune… très jaune. Comme « Paradis sur mesure ».
L’art de la nouvelle
Bernard Werber reste attaché à certains thèmes, ou plus exactement à certains sujets, qui ont fait sa renommée. Les fourmis et leur organisation restent une fascination pour lui. On les retrouve dans « Civilisation disparue » et « Les dents de la terre ». Il leur avait consacré un cycle : « Les fourmis » 1991, «Le jour des fourmis » 1992, « La révolution des fourmis » 1996.
L’auteur respecte parfaitement les dures règles du genre de la nouvelle – il y avait déjà goûté en 2002 avec « L’arbre des possibles et autres nouvelles ».
L’entrée en matière est directe, mais le mystère est conservé jusqu’à une chute bien léchée. Le narrateur prend de multiples formes, humain (vivant ou mort), animal, voir impersonnel avec « La guerre des marques ».
Benrard Werber livre une réflexion sur l’homme et ses capacités, pour le pire et le meilleur. On a du mal à croire que c’est de nous dont il s’agit. Heureusement. C’est ce qui rend ces histoires délicieuses. La conscience de la mise en garde surgit parfois, juste assez pour coller le récit à la réalité et le rendre plus prenant.
Paradis sur mesure, Bernard Werber, Albin Michel, 22,50€werber

Marie Billon


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

COMMENTAIRES:

  1. love_la_lecture…

    moi g lu le livre : les fourmis de phillipe werber il é troo bien !!
    cet auteur , jaques werber est vraiment excellent je le conseille a tous ! on peut vraimen dire qe pour ce livre, Jean werber a gagné !! encore bravo Ronald werber !!!

Laissez un commentaire: