Acte et Fac : un festival plein de jeunes promesses

20 juin 2018 Par
Lucile Brusset
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Le Festival Acte et Fac, ça commence demain soir ! Du 21 au 23 juin 2018, six jeunes compagnies théâtrales issues de l’université Paris III-Sorbonne Nouvelle se produiront sur la scène du théâtre de la Bastille, après avoir été accompagnées pendant un an par des professionnels du spectacle vivant. Retour sur ce dispositif ambitieux qui existe depuis maintenant cinq ans avec la compagnie Projectile !

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« Ah bah c’est ravissant, mais avec un soutien-gorge blanc, ça serait mieux non ? » « Ça fait Lætitia Hallyday ce manteau ! ». La salle 23 de la faculté Paris III bourdonne en ce début d’après-midi ensoleillé. Entre les costumes de leur personnages et le matériel technique de la pièce, les jeunes membres de la compagnie Projectile procèdent aux derniers essayages avant la présentation finale de leur projet, vendredi 22 juin à 20h30.

Sélectionnés parmi des centaines d’autres, les membres de la petite troupe font partie des heureux élus qui auront la chance de jouer au théâtre de la Bastille cette semaine dans le cadre du Festival Acte et Fac. Le but de ce festival ? Faire connaître les jeunes talents de demain et, comme le souligne Laura Pardonnet, responsable du service d’action culturelle de l’université Paris III-Sorbonne Nouvelle, permettre à des compagnies émergentes de « gravir cette marche un peu compliquée qu’est l’espace du semi-professionnel », en les mettant en lien avec tout un réseau de professionnels et de théâtres partenaires. Parmi eux, les prestigieux théâtres de l’Odéon et de la Cité Internationale mais aussi des scènes plus novatrices, habituées à programmer des compagnies émergentes, à l’image du théâtre de Belleville ou de La Loge.

A l’origine d’Acte et Fac se trouvaient également des étudiants talentueux se destinant à des carrières de dramaturge, comédiens, metteurs en scène… « au service culturel, on était quotidiennement sollicité par des étudiants porteurs de projets artistiques (…) on a voulu répondre à cette attente là en les mettant en lien avec nos partenaires » nous explique Laura Pardonnet, « l’idée c’est que tout ce beau monde s’entraîne un petit peu ! ».

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Agathe Peyrard, metteuse en scène de la pièce Lear Factor, n’a en tout cas pas hésité à candidater à l’audacieux dispositif. A partir d’un simple jeu de mot, « Lear Factor », contraction du titre de la pièce de Shakespeare, Le Roi Lear, et du nom de show télévisé anglo-saxon, Fear Factor, elle réunit une troupe de jeunes comédiens et de créateurs techniques, tous en voie de professionnalisation, et écrit un texte, issu d’aller-retours constants entre texte et improvisation : « Je les ai vu improviser, c’était très beau, c’était très intense, et là je me suis dit, j’écris quelque chose parce qu’il se passe quelque chose ».

Outre la dimension créative, c’est aussi à l’aspect technique de la diffusion d’une pièce que les jeunes étudiants ont dû se frotter. « Rencontrer des professionnels et avoir des retours concrets sur ce qu’il font, sur la diffusion, sur la production, sur comment on envoie des dossiers, sur comment on peut être produit, comment on monte une tournée, un dossier artistique, un budget » sont autant d’étapes de la production qu’Agathe et ses partenaires de jeu ont dû découvrir…

Le final donne une pièce novatrice, mêlant les influences de Shakespeare à celles du dramaturge Cyril Teste, connu pour sa pièce Nobody, qui alliait performance filmique et spectacle de théâtre. La petite troupe, parrainée par le théâtre Paris-Villette et l’artiste Lucie Berelowitsch, n’a maintenant qu’une hâte : jouer devant son public qui, on l’imagine déjà, sera ravi de découvrir la pièce.

Le reste de la programmation par ici.

Visuels : ©Affiche Acte et Fac 2018 / ©William Bastard