Les chansons douces de  Bastien Lallemant à la Maison de la Poesie

19 février 2017 Par
Amelie Blaustein Niddam
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L’idée est aussi simple qu’elle est geniale : faire la sieste comme lorsque l’on était enfant : avec des histoires et des chansons douces. Régulièrement  presentées à la Maison de la poesie, comme hier,  les siestes acoustiques de Bastien Lallemant sont le rendez vous indispensable pour tous les urbains en manque de câlins.02-19-siestes-acoustiques
Sur scène, il y a quelques coussins, et la salle offre quelques places vides qui permettent de se vautrer en toute libérté. Le chef d’orchestre nous donne les règles de cette sieste collective : une cloche tinte le début et la fin du concert et « Il est interdit d’applaudir pour ne pas réveiller son voisin ».

Derrière les coussins surlesquels le public est désormais allongé, les musiciens et un lecteur sont installés  : la violoncelliste et chanteuse Ana Carla Maza, les guitaristes et chanteurs Nosfell, Seb Martel, Bastien Lallemant, Fabrizio Cammarata et l’auteur Jérôme Leroy .

Ensuite il faut se laisser bercer aux rythmes des mots tirés de Un peu tard dans la saison de Jérôme Leroy (La Table ronde, 2017). Ces textes flirtent avec la nostalgie et des douceurs passées. 1979, 1998… le Portugal, les filles… c’est tendre.

Les guitares et le violoncelle vont ensuite nous emporter, nous bercer, nous autoriser à nous laisser partir et dormir. On ne sait plus alors qui joue quoi, qui chante quoi. On reconnaît « Into my arms » de Nick Cave et c’est déjà bien. On apprend que « La maison » est tirée du dernier album de Bastien Lallemant, La Maison Haute, sorti chez Zamora Label / L’Autre Distribution en 2015. On frissonne aux chants en portugais de la jazzwoman. Voilà ce que l’on sait.

L’expérience est belle et on s’étonne qu’elle fonctionne. Le collectif dort, ensemble, sans crainte comme à l’époque où nous étions en maternelle. Les musiciens déments nous glissent dans un univers qui résonne avec Bashung, Gainsbourg, Burger, Belin. La bonne nouvelle c’est qu’il sera possible de dormir pendant le Festival Off d’Avignon, dans la cour du lycée Joseph Vernet et bien avant l’été, elles sont programmées au festival Les émancipées à Vannes le 11 mars.