Manfred, en texte et contre tout

2 décembre 2017 Par
Gilles Charlassier
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Depuis son arrivée à la tête de l’Opéra national de Montpellier, Valérie Chevalier n’a de cesse de renouveler l’approche du répertoire afin de braver les difficultés dont a hérité la maison languedocienne, quitte à bousculer les images d’Epinal où d’aucuns voudraient confire le genre lyrique, ce que la Soupe Pop en décembre dernier avait remarquablement illustré. En mettant à l’affiche de Manfred de Schumann, rarement donné, car jugé, à raison peut-être, immontable, elle offre à Sandra Pocceschi, à qui elle avait confié L’Enfant et les sortilèges et L’Hirondelle inattendue en 2015, ainsi que le Stabat Mater de Dvorak en février dernier, une redoutable gageure.