Seeds: l’appel à l’éveil des consciences de Carolyn Carlson

14 janvier 2016 Par Araso | 0 commentaires

Artiste associée à Chaillot, Carolyn Carlson y propose sa seconde création en collaboration avec l’artiste visuel Yacine Aït Kaci (YAK), après Double Vision en 2006. En écho à la COP 21, Seeds (Graines en Français) est un spectacle à l’attention du jeune public véhiculant un message d’éveil à la préservation de la Terre. Une danse poétique entre le ciel et la terre, entre les ombres et la lumière. 

Note de la rédaction :

La pièce est portée par deux couples: un couple de danseurs japonais, terriens, liés aux graines, aux arbres, très ancrés dans le sol et un couple plus léger, aérien, humoristique formé par le danseur Alexis Ochin et Elyx, le petit personnage écolo en papier créé et animé par YAK. « Il s’agit d’un dialogue permanent entre la lumière et la terre. Les graines sont semées par Elyx en une pluie lumineuse, puis la lumière remonte dans les arbres et vers le ciel. » nous explique YAK. Il nous confie aussi « Carolyn et moi dessinons le projet ensemble, pour créer ce mouvement. C’est une très belle collaboration, comme l’avait été la précédente« . Carolyn Carlson a voulu faire de cette pièce « une ode à la graine, source sacrée » comme nous le précise la brochure du spectacle.

De visu, cela donne de très beaux jeux de lumière entre cascade d’étoiles lumineuses (les graines venues du ciel, donc du sacré) et des petites leds qui se promènent entre les mains des interprètes. L’espace d’un instant, on se croirait dans le Tombeau des Lucioles du japonais Isao Takahata : le tableau est très beau. La danse est terrienne, ancrée, enracinée, flirte avec l’humour et le mime. On se roule dans la terre, des graines explosent telles du popcorn de chapeaux-masques et un être gracile sort telle une chrysalide de sa coquille de papier. Le reste du temps, on plante des arbres, on les regarde grandir, on les chérit et on les protège.

Elyx orchestre ce ballet écologique de son nuage animé, perché sur son écran où s’animent calligraphies et végétation naissante. Le papier est omniprésent: dans les mains de l’interprète Alexis Ochin, il accompagne les différents âges de la vie, tantôt jeu pour enfant, noeud papillon ou canne de vieillard. Il devient élément du décor, se fait paravent puis coquille protectrice.

Ce ballet tout en lumières, mîmes et allusions subtiles est donc une boucle qui, comme un souffle, tournoie du sol aux arbres pour remonter vers le ciel et redescendre. S’attacher à percevoir le sens de cet appel à l’éveil tout en délicatesse, trop tenter d’en suivre le fil pourrait empêcher de se laisser porter par ce bercement poétique, comme à la mer.

Visuel © Frédéric Iovino, ELYXYAK


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