Anne Roumanoff fait rougeoyer l’Alhambra jusqu’au 15 janvier 2017 !

5 août 2016 Par Magali Sautreuil | 0 commentaires

La fameuse humoriste tout de rouge vêtue, Anne Roumanoff, se produit actuellement et jusq’au dimanche 15 janvier 2017 sur les planches de l’Alhambra, dans son spectacle « Aimons-nous les uns les autres et plus encore… » L’humour de l’artiste est toujours aussi fédérateur et communicatif et saura plaire à toutes les générations.

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Quinqua assumée et mordante au « physique de bonne copine », Roumanoff croque notre société à travers une panoplie de personnages, dans lesquels chacun saura reconnaître une connaissance ou soi-même : du couple Le Monsu, charcutiers-bouchers légèrement beaufs à la poivrote de la célèbre « radio bistrot », en passant par Mélanie, l’ado au cerveau lobotomisé par la télé-réalité, Mme Grossabot, la blonde FN de la mairie de Cucugnan amoureuse d’un Tunisien, et bien d’autres encore…

Tous les thèmes sont abordés, même si parfois, cela manque de liant entre les sketchs. Mais là où l’artiste excelle, c’est lorsqu’elle se livre à la satire politique. Gauche et droite en prennent pour leur grade. Elle initie même une expression qui mériterait de rentrer dans le dictionnaire à la rentrée prochaine : « Faire une Hollandaise », ce qui signifie « reculer ».

« Reculer », les spectateurs choisis par Anne pour monter sur scène ne le peuvent pas et entrent donc dans son jeu. Sa première proie est seule, face à une coach à l’accent improbable qui l’invite à se libérer de ses toxines, y compris de celles de ses enfants, de son épouse, de sa belle-mère et de ses collègues de travail. Les secondes forment un couple qui va éprouver différents types de télé-réalité : De « Confessions intimes » à « Tous ensemble » en passant par « Le grand frère », un bon moment de rigolade qui comporte quelques risques car il dépend de l’investissement des spectateurs sur scène.

Mais du rire aux larmes il n’y a qu’un pas et Anne le franchit aisément. L’émotion est grande lorsqu’elle nous livre ses sentiments sur les attentats terroristes (Charlie, le prêtre assassiné près de Rouen…) et sur la mort de son père. Elle nous en parle innocemment sur le ton de l’enfance, ce qui permet de dédramatiser ces tragédies et de ne jamais sombrer dans le pathos.

Cette frontière entre le rire et les larmes trouve écho dans le décor. Ce dernier est en effet constitué de deux coeurs ajourés brisés. Cela renvoie peut-être aussi au fait qu’il est parfois difficile de « s’aimer les uns les autres », ou de simplement vivre ensemble.

Il est également parfois difficile de profiter pleinement du spectacle. En effet, pour les spectateurs assis au niveau du parterre, la scène mériterait d’être surélevée. Certains étaient gênés par le manque d’espace entre les rangées de sièges. Heureusement, l’artiste nous fait vite oublier ces petits désagréments, de même que les techniciens en charge du son et de la lumière. Ces derniers nous offrent de magnifiques tableaux à admirer, notamment lorsque la salle et la scène, plongées dans la pénombre, sont transpercées par une lumière blanche qui vient nimber notre très « sainte » Anne.

Alors n’hésitez pas un instant et courrez voir Anne Roumanoff en spectacle à l’Alhambra !

Informations pratiques :

Salle de spectacle : L’Alhambra – Grande salle.

Adresse : 21 rue Yves Toudic – 75010 Paris.

Accès : Métro ligne 5 station « Jacques Bonsergent » ou lignes 5, 8 et 9 station « République ». Bus 20, 56, 65 et 75.

Horaires : Du mardi au samedi à 21h et le dimanche à 17h. Ouverture des portes au public une heure avant le début du spectacle.

Prix : Entre 28 et 46 euros. 2 € pour le vestiaire par article déposé. Notez que les hôtesses d’accueil sont payées aux pourboires.


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