« Play » : un divertissement racoleur et sans grande originalité

13 décembre 2017 Par
Raphaël de Gubernatis
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Pour le Ballet de l’Opéra de Paris, et en faisant appel au travail d’improvisation de ses trente-cinq interprètes, le Suédois Alexander Ekman a monté avec « Play » une grosse machine, coûteuse, spectaculaire, turbulente et se voulant ludique, à l’esthétique très wilsonienne. Un ouvrage fait pour séduire à tout prix, mais terriblement creux et qui, la première surprise passée, apparaît comme un océan de vacuité et où le metteur en scène n’hésite pas à lancer des sentences aussi vertigineuses qu’involontairement comiques comme « le but ultime de la danse, c’est la danse ».