La comédie musicale pas si black d’Eleanor Bauer & Chris Peck ouvre les Rencontes Chorégraphiques

12 mai 2016 Par Amelie Blaustein Niddam | 1 commentaire

Le Festival Les Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis (11 mai-18 juin)  est un rende-vous incontournable pour les amoureux de la danse très contemporaine. En guise d’ouverture, le duo composé de la Belge Eleanor Bauer et de l’Américain Chris Peck propose un musical déconcertant ; Meyoucycle

Note de la rédaction :

C’est sur un plateau sombre « black, black, black », où la lune ne brille pas encore que Tarek Halaby lit dans une logorrhée absolument insupportable et irritante un texte infini sur l’éternel bûcher des vanités. J’aimerais lire mais je n’y arrive pas… des phrases sur le porno vu comme l’alliance parfaite entre la baise et le travail. Des idées générales sur son ego déployé sur les réseaux sociaux. Une boucle musicale jouée par trois musiciens de l’ensemble Ictus. Il y a des instruments qui occupent tout le fond de scène  : batterie, percussion, piano, synthétiseur, guitare, basse….

Bientôt, le soleil brillera et des palmiers noirs auront poussé. Entre, les comédiens-musiciens-danseurs occupent la scène dans discontinuer, dans une palabre chantée que vite on abandonne pour se concentrer sur le geste chorégraphique. Comme ll vient illustrer le propos, il se suffit à lui-même. Il y a une masse de second degré là-dedans comme le témoigne la question posée et centrale du spectacle : « Demeure-t-il à ce jour une parcelle d’émotion et d’expression dont la circulation et d’expression dont la circulation échapperait aux visées commerciales de l’accélération hyper-capitaliste ? »

Dans cette danse très circulaire, comme des planètes, les interprètes sont les héritiers de Dirty dancing, Fame et autre Singing in the rain. Le mélange de kitsch light et de radicalité détonne, dérange, surprend. On ne sait pas trop ce qui se déroule devant nous et c’est exactement cela que l’on attend des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis. Il y a de battements de cœur qui soulèvent les torses, des costumes qui passent de l’adolescence où l’on se cache à l’adolescence où l’on séduit.  Les k-way  laissent place au body décolleté de Eleanor Bauer et à la jupe années 50 de Inga Hakonardottir.

Plus le spectacle avance plus il est rafraîchissant et lumineux.  Les tubes s’enchaînent comme sur les plus scène de Brodway. Tout y est : le slow qui tue, le mambo fou, le rock décoiffant. Le niveau de chant est incroyable. Gaël Santisteva offre un solo parfait.

Il y a des longueurs et des inutilités comme cette scène où les quatre dansent de dos, nuque masquée.  Sur le fond, n’insistons pas, les éternelles réflexions sur les tristesses contemporaines étant bien trop déjà dites et entendues. Dansons plutôt et en pleine lumière.

Visuel : ©Meyoucycle tryst © Eleanor Bauer

Le spectacle se donne encore ce soir, jeudi 12 mai à 19h au Nouveau Théâtre de Montreuil, salle  Maria Casarès  Il est suivi à 21H15 de  ELEMENTEN I — Room, le premier opus d’une série de pièces de Cindy Van Acker. Une collaboration entre le Ballet de Lorraine et Marcos Moreau, à voir au Nouveau Théâtre de Montreuil.


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