La Biennale de la danse du Val-de-Marne présente sa 19ème édition

20 janvier 2017 Par
Camille Thermes
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Du 1er mars au 1er avril se tiendra la 19ème Biennale de la danse du Val-de-Marne. Cette manifestation impulsée par la Briqueterie sera l’occasion d’assister à de nombreux spectacles dans 25 théâtres de la région. Réunis entre autres autour du thème de la « danse exposée »ils abordent tous de nouvelles manière de penser, de fabriquer et de partager la danse.

 

Cette année, ce sont au total 69 représentations qui seront données dans le cadre de la Biennale de la danse du Val-de-Marne. 33 spectacles différents feront intervenir 26 compagnies, autour de deux mouvements structurants exposés ce jeudi 19 janvier à la conférence de presse de la Briqueterie: le thème des “danses exposées” sera étayé par une recherche portant sur les différentes manières d’interagir avec le public, et la collaboration avec La Termitière (Burkina Faso) permettra d’accueillir deux chorégraphes et des danseurs africains en écho au projet « Danse, l’Afrique danse!”, porté par la Triennale de Ouagadougou.

 

Danse et musée

C’est une thématique qui prend de plus en plus d’ampleur aujourd’hui qui sera explorée par différents chorégraphes, associés de longue date ou nouveaux arrivants à la Biennale. Le festival fait le constat que la danse s’expose de plus en plus dans les musées, et cette dynamique permet de travailler de façon non-conventionnelle les rapports avec le public. Alors, les danseurs de la 19ème édition de la Biennale s’emparent eux aussi de la question pour l’envisager autrement: On danse dans les musées (20 danseurs pour le XXème siècle, Boris Charmatz) et on transpose des tableaux sur scène : le festival s’ouvrira ainsi avec une chorégraphie de Marie Chouinard inspirée de l’oeuvre picturale de Jérôme Bosch. La première française de son Jardin des délices se tiendra les 1er et 2 mars au Théâtre Jean-Vilar (Vitry-sur-Seine).

Interroger le lien entre musée et danse permet aussi de questionner de façon plus large les rapports du corps au patrimoine, et à la mémoire. C’est dans cette dynamique que s’inscriront nombres des chorégraphies présentées, avec notamment l’habituée de la Briqueterie Maud Le Pladec qui clôturera le mois par son projet solo autobiographique Motocross. La thématique regroupera également d’autres artistes comme Christian Ubl (Stil) ou Sébastien Laurent (SOLI.DES) et se terminera par un projet inédit au Musée Mac Val, à Vitry-sur-Seine. Sous le nom de « Dancing Museums », cette “Cité éphémère de la danse” se présente comme le fruit de deux années de recherches  dans des musées internationaux autour de la relation entre danse et exposition. Les chorégraphes Tatiana Julien, Juan Dante Murillo, Fabio Novembrini, Connor Schumacher et Lucy Suggate viendront “livrer leur démarche, confesser, dialoguer, performer, interagire et chercher pour et avec un grand public placé au cœur du dispositif.”, annonce le communiqué de presse de la Briqueterie.

Le parcours se terminera le 25 janvier par un colloque international au Musée du Louvre sur le sujet.

 

“Le sillon des danseurs”

danse-lafrique-danse_1_0L’autre temps fort de cette Biennale sera la collaboration avec des chorégraphes de la Termitière, dont les représentations viendront prolonger la Triennale de Ouagadougou. Seront présentés entre autres Kawral au théâtre Saint-Maure des Fossés et au Théâtre Jean Vilar, par Laurent Blondiau et Salia Sanou, ou Le cri de Chair de Seydou Boro au Théâtre des deux rives, et au théâtre gérard Philippe (Champigny). 

Cette collaboration a également donné naissance au projet participatif  « Souffle rit/Souffle danse », qui rejoint le travail du festival sur le rapport avec le public. Ce dernier sera au cœur du  projet né de la rencontre entre Salia Sianou, chorégraphe originaire du Burkina-Faso, et Laurent Blondiau, trompettiste du collectif belge Mâäk. Danseurs et musiciens amateurs présenteront une performance extérieure orchestrée par les deux artistes

 

Des créations

Pour cette 19ème édition, la biennale nous offre aussi des créations. Parmi elles, on retiendra Exposure d’Anne Collod, qui interrogera les rapports entre le corps et l’énergie dans une régie de chauffage urbain habituellement fermé au public. (Les 6 représentations ne pourront accueillir qu’une 50aine de personnes: pensez à prendre vo places!)  Catherine Berbessou proposera quant à elle une rencontre entre la danse contemporaine et le tango dans une création à 10 danseurs (Tu, el cielo y tu), enfin le chorégraphe Radouhane El Meddeb présentera un spectacle solo en souvenir de son père ainsi qu’une oeuvre déjà présentée  aux croisement de la danse du ventre et de la danse contemporaine (Au temps où les arabes dansaient). On attend aussi la création de Yoann Bourgeois, “Tentatives d’approches d’un point de suspension”. A noter également, la prometteuse collaboration entre Christian et François Ben Aïm et Ibrahim Maalouf, sur un texte de Guillaume Poix ! Les 5 représentations, en live avec le musicien, sont à réserver le plus rapidement possible…
La 19ème édition de la Biennale du Val-de-Marne s’annonce donc riche, forte de tous ses collaborateurs mais aussi de son ouverture sur de nouvelles formes de création, et de dialogue avec le public. 

 

Visuel: affiche de la Triennale