Le Ballet de Nice sur le sentier épineux de la renaissance

10 janvier 2018 Par
Raphaël de Gubernatis
| 0 commentaires

Il y a dix ans encore, nul n’aurait parié une portion de socca ou la moindre tranche de pissaladière quant à l’avenir du Ballet de l’Opéra de Nice. C’était une troupe en pleine déshérence, à l’effectif si réduit et au répertoire si calamiteux qu’elle semblait être condamnée à l’autodestruction. Faute d’un quelconque intérêt de la part d’une municipalité issue de la droite dure, et du fait même de l’accablante incurie des directeurs de l’Opéra, à la seule et brillante exception toutefois de Jean-Albert Cartier, en poste de 1994 à 1997, l’insignifiance de ceux qu’on nomma à la tête du Ballet ressemblait à une mise à mort annoncée et silencieuse de la compagnie.