[Avignon Off] L’espiègle Jann Gallois nous file les cartes

22 juillet 2016 Par Amelie Blaustein Niddam | 0 commentaires

Oulala, ça c’est de la bombe bébé ! Et pour de bon ! Quand la jeune chorégraphe Jann Gallois ( prononcez Jeanne sinon ça énerve Aloïse Sauvage ) est d’humeur taquine cela donne un trio de danse où le talent se conjugue avec humour et intelligence. Alors, Carte Blanche deviendra-t-il un vrai spectacle ?

Aujourd’hui se ferme la Parenthèse. La Parenthèse est ce lieu où le Théâtre Louis Aragon, spécialité danse et le Théâtre Gérard Philipe, option théâtre s’allient pour permettre au public très largement composé de professionnels, de rassembler en un même lieu les talents du 93. Ce matin, Jann Gallois, Marie Marcon et Aloïse Sauvage entrent en scène sur un plateau mouillé. La pluie tombe en ce moment sur Avignon, comme pour marquer le tempo du compte à rebours final : dans trois jours les trompettes vont se taire. Et pour La Belle Seine Saint Denis c’est déjà fini. Cette programmation du « Off » est en fait très « In » dans son éthique . Les compagnies sont ici programmées avec un fil conducteur net.

Mais revenons à notre bande de filles. L’idée est la suivante : elles vont distribuer des cartes à jouer comportant un numéro et un prénom. Pendant la première partie du spectacle, jusqu’à la sonnerie, le spectateur qui a le micro et les cartes donne un numéro, après la sonnerie il donne un numéro et un prénom. Evidemment, tout peut se mélanger.

Chaque numéro correspond à une phrase chorégraphique : une marche, un passage au sol hip-hop que Gallois maîtrise bien pour avoir bossé avec Sylvain Groud (entre autres), une courbe methode Cunnigham…. et cela fonctionne comme un puzzle dont elle ne maîtrisent pas le sens. Ce cadavre exquis dansé est aussi, car elles ont oubliées d’être idiotes, une réflexion sur les bêtes de foire. Il y a un côté grisant à les manipuler, un peu comme quand on regarde les singes au zoo et qu’on leur envoie des cacahuètes. Mais ici, les singes changent de place et on accepte avec joie de réaliser qu’elles font semblant de jouer. Elles s’amusent,  parlent, s’adressent à nous et c’est formidable.

Quand le set électro ( malheureusement pas live) de Tismé s’arrête, le jeu est fini.  Jann Gallois est en résidence au Théâtre Louis Aragon, espérons que Carte Blanche deviennent une création.

A l’année prochaine la Parenthèse !

Visuel :ABN


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