42nd Street: Les coulisses de Broadway brillent de mille feux au Châtelet

21 novembre 2016 Par
Yaël Hirsch
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Film mythique de Lloyd Bacon (1933) puis comédie musicale mythique donnée 9 ans d’affilée à Broadway (1980…), 42nd street connaît une renaissance au Théâtre du Châtelet. Avec des décors et des costumes sublimes, ainsi que les chorégraphies de Stephen Mear (à qui l’on doit déjà à Paris On the Town et Singing in the rain ), le show flamboyant nous plonge avec beauté dans les coulisses d’une revue d’après la grande dépression.

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New-York, 1933. La grande dépression touche violemment le monde du spectacle. Le producteur Julian Marsh (Alexander Hanason, excellent) espère se refaire avec une revue à un budget de 100 000 dollars. Muni d’une grande diva, Dorothy Brock (Ria Jones), d’un investisseur texan amoureux d’elle, d’une sacrée troupe et d’une intrigue qui célèbre Le spectacle à Manhattan, il part répéter à Philadelphie. Mais la diva se casse le pied à la couturière. Il n’y a plus que la plus jeune des recrues, la provinciale Peggy Sawyer (Monique Young), pour pouvoir apprendre et sublimer le rôle principal en 36 heures et faire flamboyer la pièce à Broadway.

Cette version très fidèle à l’époque dont parle 42nd street retrace l’ambiance de la grande dépression, à grand renforts d’idées très élégantes. La mise en scène est juste sublime : les décors changent à chaque scène et impressionnent toujours sans jamais quitter un esprit art déco flamboyant, les costumes sont absolument magnifiques et les chorégraphies réunissant 50 danseurs sont juste irrésistibles, notamment les claquettes qui nous suivent de l’ouverture au final. Côté musique, on se laisse aussi emporter par des voix sublimes (notamment féminines) qui transmettent avec coffre et souplesse les chansons originelles du film, écrites Al Dubin et composées par Harry Warren. Grand et vrai spectacle pour toute la famille  que l’on se réjouit de savoir installé à Paris pour les fêtes, 42nd street nous fait vraiment voyager à la fois de Central Station au Théâtre, le long de l’artère mythique qui traverse New-York. A voir absolument!


Photo : Marie-Noëlle Rober