[Live-report] Bachar Mar-Khalifé et Danielle Arbid amènent la chaleur de Beyrouth au Silencio

3 février 2016 Par Yaël | 0 commentaires

Soirée libanaise ce 2 février 2016 au Silencio. C’est l’envoûtant chanteur Bachar Mar-Khalifé qui signait le concert de la fête autour de l’avant-première du film de Danielle Arbid, Peur de rien. Le club imaginé par David Lynch s’est transformé pour une nuit en cocon chaleureux de danse où tout le monde se parlait entre musique classique et electro hypnotisante.
Note de la rédaction :

Après Beyrouth Hotel, la réalisatrice libanaise Danielle Arbid signe avec Peur de rien un film bouleversant inspiré de son arrivée en France pour étudier dans les années 1990. Un regard de jolie jeune femme brillante et en pleine éducation sentimentale sur une France pleine de paradoxes mais encore accueillante. Nous avions été très émus par le film au Festival Cinemed (lire notre article) et nous sommes réjouis de féliciter la radieuse jeune actrice Manal Issa pour sa performance.

A l’issue de la projection du film qui sort partout en France le 10 février, la fête de cette avant-première était animée par l’un des jeunes maîtres du métissage entre le Liban, la musique classique et l’électro, Bachar Mar-Khalifé, qui est l’une de nos plus belles révélations de l’année 2015 ( Lire notre interview ). Alors que sa date de la Maroquinerie est pleine, le 8 février 2016 et qu’il passe à la Gaité Lyrique le 10 mai 2016 avec son tour « Ya Balad », le pianiste et chanteur s’est donc produit dans l’écrin lynchien, devant un public complètement fan. Accompagné d’un guitariste et d’un batteur, réinterprétant avec une maestria éblouissante chacun des 11 titres de son album (In Fine) et changeant de claviers avec aisance, ils nous a régulièrement fait passer sans transition d’une pluie de notes classiques donnant la chair de poule à un beat electro ou oriental où l’on se mettait soit à onduler, soit à carrément à danser.

Debout face aux touches, semblant entrer dans son piano avec une énergie d’une puissance phénoménale, il a pu arrêter le temps avec toute la tendresse de la chanson « Leyla » ou nous faire tous entrer en transe pour « Layla Yabnaya ». Et ce n’est pas un petit showcase que le chauve génial a donné, c’est tout coeur et en toute générosité plus d’une heure de concert, où les oreilles et l’âme ont été nourries de variations infinies et mises face à la transcendance de la musique. Un très grand et très beau moment qu’on est allé fêter encore et encore avec un des cocktails les plus délicieux du silencio mêlant Vodka, citron, chartreuse et épices…

visuel : couverture de Ya Balad, le nouvel album de Bachar Mar-Khalifé


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