FESTIVAL AFROPUNK PARIS : JOUR 1 – immersion massive dans la musique afro contemporaine

20 juillet 2017 Par
Vincent Fournout
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Pendant deux jours, la troisième édition de l’Afropunk Festival (lire l’interview du fondateur Mathew Morgan) a envahi la Grande Halle de la Villette et fait couler un torrent de musique afro-contemporaine en provenance du monde entier, complété d’un marché multiculturel ouvert à tous entre associations militantes, street food et marques de mode afro-parisiennes. Coup de coeur du samedi 

Sir the Baptist,  fils habité des sermons de son père chrétien apologiste et qui a fait venir sa mère sur scène. Sir the Baptist arpente musicalement un vaste territoire entre la pop et le gospel, voire entre le rap et une pop sommes toute très fraiche, à l’image de son dernier album « Saint or Sinner », plein d’humour « I must be Marley son » :-).

Après ça, on avait besoin du hardcore radical de Ho99o9, qui ressemble à un croisement de Bad Brains et de Marilyn Manson. L’énergie est ici sanguinolente, c’est-à-dire à la fois pleine de vie et d’effroi. Ils nous ont balancé en six morceaux une sélection de leur dernier album (United State of Horror) et clôturé par une sorte d’anti chanson d’amour « I don’t like the way you move (I don’t like the way you smell / I don’t like the way you look / I don’t like the way you fuck » . Peace and love donc.

L’Afropunk c’est aussi des DJs notamment féminines cette année pour des tranches de Beats and Riddims : Queen Ci, Anaïs B, le crew des trois sœurs Tchari Squad. Chaque session est l’occasion pour le public de s’échauffer avant le concert suivant, avec par exemple un Coller la Petite, morceau d’anthologie réunissant la foule dans un cercle de danse en folie.

Petite Noir  a enchaîné juste après. Le pari n’était pas facile mais il est réussi. L’inventeur de la Noire Wave a su exprimer de sa voix puissante et mélodieuse un style musical unique » frigo congo angolais » sous influence électronique… Une star est née.

Enfin,  Fantastico negrito  nous a apporté une jolie surprise, le néo blues man déjanté de la côte Ouest était porté par un groupe de musiciens ultra soudés qui ont dépoté une sélection à la fois  moderne et traditionnelle  qui nous a rappelé l’humour et l’énergie de King Khan and the Shrines .  Smile and dance.

Crédit photo : Valérie Lacouture