[Chronique] Riff Cohen, premier album métissé pour la plus parisienne des israéliennes

3 novembre 2013 Par
Yaël Hirsch
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Avec ses paroles dessinées avec précision par la maman de la mutine chanteuse, le titre bigarré « dans mon quartier » a tourné sur nos listes deezer une partie de l’été. la talentueuse israélienne Riff Cohen dévoile un album biigarré et Bilingue, au titre à la Yves Montant, « À Paris », mais où on entend à la fois la gouaille de gavroche et des sonorités orientales emportées qui donent à l’album un côté désinvolte ou en hébreu un air de « balagan » (de joyeux bordel). À suivre !

Vivant à cent à l’heure (« Je cours ») comme tout le monde autour d’elle (« Dans mon quartier »), la mutine Riff Cohen aime raconter des histoires (« Une femme assise », « Le rat et la princesse ») mais h’hésite pas à se dévoiler (« J’aime »).

Parisienne à 100 %, elle injecte dans l’univers du titi toute la contrée dont elle vient et métisse les genres par-delà ses jolies couettes, pour mieux offrir une musique unique, souvent entraînante, même quand elle est mélancolique (« Rotza Prahim »). Mystérieuse et vibrante, la deuxième moitié de l’album est en hébreu et peut-être encore plus prenante que la première moitié dont on saisit plus facilement les jeux sur les codes… Une artiste en ce moment en tournée et à suivre.

En attendant de voir Riff Cohen live, voici sa nouvelle vidéo, populaire s’il en est : « Jean qui rit, Jean qui pleure ».

Riff Cohen, À Paris, 2013, AZ (Universal)

Visuel (c) couverture de À Paris de Riff