The Lumineers : « Cleopatra »

9 mai 2016 Par Jean-Christophe Mary | 0 commentaires

Si vous avez succombé à l’énergique hit « Ho Hey »,» qui avait inondé les ondes en 2012, vous allez être  ravis de retrouver le trio autour de ce nouveau projet musical. Sortie le 18/05/2016 chez Capitol/ Universal

Quatre ans après au succès planétaire   Wesley Schultz (chant, guitare), Jeremiah Fraites (batterie, piano) et Neyla pekarek (violoncelle) revient avec ce tout nouveau tout chaud « Somewhere Under Wonderland » aux sonorités indie pop rock et country-folk qui avaient posé les bases de leur succès. Après leur ascension fulgurante aux sommet des hit parades (1,7 millions d’albums aux Etats-Unis et 3 millions dans le reste du monde ) on aurait pu penser un deuxième album reflétant la pression croissante d’un artiste à reproduire la formule qui fût la clé de leur succès. Il n’en est rien.

>Si le trio originaire de Denver confirme son talent pour l’écriture de hits pop rock imparables qui devraient une nouvelle fois séduire le plus grand nombre, cet album raisonne de manière plus sombre . A l’image de la pochette où pose une artiste lyrique dans le rôle de Cléopâtre, ce nouvel album est rempli d’histoires étranges à mi chemin entre imaginaire er réalité. Dès les premier titres, ça commence très fort. Sur « Sleep on the floor « et Ophelia » on retrouve les ambiances pop rock qui rappelle le tube Ho Hey », cette voix entêtante que l’aime chez, ces arrangements efficaces que l’on retrouve chez Mumford and Sons, Fleet Foxes ou Band of Horses. Ce rock américain organique et intellectuel prend solidement appui sur le folk, la country et le rock indie des 70’s. Les musiciens élaborent leur musique avec une recette toute simple : des sons de guitares clairs et carillonnants pour les couplets, qui mettent en valeur tout le lyrisme des voix, pour finir par un empilage successif de guitares slide, de piano métallique, de violoncelle et de voix enflammées sur les refrains. La mélodie de « Gale Song » est fragile et puissante à la fois,   les harmonies vocales semblent planer en apesanteur au dessus de la toile sonore métallique. Cela faisait longtemps que l’on avait entendu ce mélange de force et volupté sucrée. Lorsque vous nommez votre album « Cleopatra «  il vaut mieux que votre chanson soit à la hauteur. Ce titre plein de douceur et de mélancolie est l’une des grandes forces de cet enregistrement. Le reste est calibré sur le même model : les guitares se télescopent derrière les voix pleine de reverb, les pianos bastringuent en  acoustique derrière une rythmique simple comme un battement de pied. A noter aussi de poignantes ballades telle ce  « Long Way From Home » qui vous prends aux tripes. A mi chemin entre rock, folk et pop, les textes bien ficelés donnent aux compositions un caractère mûr et abouti. Bref un disque profond qui impose la marque et l’univers personnel du trio.

 


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