SLAVES : IT’S GONNA BE, GONNA BE PERFECT

30 octobre 2018 Par
Pierre Poughon
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Pour tout fan du duo de Kent, la soirée d’hier soir avait un goût de réussite presque absolue au Trabendo.

slaves

Slaves, c’est l’une des relèves du Punk anglais. Le duo, formé d’Isaac, batteur (mais… debout) et chanteur et de son compère Laurie (guitariste/bassiste et backeur), est considéré comme ce qu’il se fait de mieux dans la scène actuelle. Leur univers punk, engagé (il en faut, ça fait du bien), et explosif rend leurs performances déchaînées laissant le public quelque peu hagard en fin de set.

 

On retrouve le groupe dans le cadre de la tournée de leur troisième LP, Acts of Fear and Love. Celui-ci présente le retour du duo dans le droit chemin. En effet, l’album précédent a été moyennement accueilli par leurs fans. Au vu de la hype qui avait suivi le premier album, acclamé par la critique, il était difficile de faire mieux. De plus, le changement de producteur, pour un ancien des Beastie Boys, Mike D, a tout de suite donné un son un peu plus hip-hop qui n’a pas forcément plu au public ( en vrai, l’album est quand même très bien, y’a rien a jeté, mais bon … voilà quoi).

Bref, on retrouve Slaves avec un 3e LP bien plus mature, plus travaillé, plus concis, plus personnel. Et qu’est-ce que ça fait du bien.

 

Les voici débouler sur scène, et, sans plus attendre ils commencent avec un des classique de leur premier album, Sockets. Nous voilà parti pour une heure de set, enchaînant les chansons à un rythme frénétique, ne prenant que de rares pauses pour discuter avec un public chauffé à blanc. Tout y passe. Where’s Your Car Debbie (un de leur tout premier son), la crème premier album (Sockets, Cheer Up London, Suger Coatted Bitter Truth et The Hunter pour terminer le set), du deuxième (avec tout particulièrement Fck The Hi-Hat, qui, en live, est incroyablement électrisante), et du troisième. C’est assez impressionnant comment, dans ce dernier LP, Slaves a réussi à créer, avec le peu de matériel à leur disposition (une demi batterie et une guitare, ou basse, tout dépend) des hymnes simples et fédérateurs. Ils rentrent dans le crâne avec une facilité déconcertante, et restent accrochés. Pour leurs textes bien écrits, et révélateurs pour certains, des inquiétudes auxquelles fait face notre génération, il mérite une écoute plus qu’attentive.

 

 

Sous leurs airs punks et rebelles, les deux gars de Kent sont des bêtes de scène. Ils aiment ça, l’adulation, et nous le rendent bien. Pour une bonne dose d’énergie (et deux trois bleus aux chevilles), c’est pile le groupe à voir.