Queen: réédition de « A Night At The Odeon »

15 février 2016 Par Jean-Christophe Mary | 0 commentaires

Le label de Queen réédite ces jours ci une des prestations live des 70’s. On y découvre le quatuor hard rock britannique au tout début de sa gloire emmené par un Freddie Mercury flamboyant.

Au milieu des 70’s, Queen n’est pas encore à son apogée. Disques d’or, tournées marathon, les stades de 80.000 personnes comme à Wembley, cela viendra bien plus tard, dans les années 80. A cette époque, le quatuor se produit encore dans des clubs comme l’atteste ce concert donné le 24 décembre au Hammersmith Odeon à Londres. Riffs de guitares musclés, rythmique plombée, ce live oscillant entre hard rock et rock progressif avec des emprunts à la musique classique est donné moins d’un mois après la sortie du quatrième album historique « A Night at the Opera » qui comprend l’émouvant « Bohemian Rhapsody ».

Dès le premier titre « Now I am Here » on ressent dans les guitares ce son brut de décoffrage, plus proche de Led Zeppelin que des hymnes pop et disco qu’ils produiront des années 80. Mais déjà ce mélange de heavy rock peuplé de notes cristallines aux arrangements complexes, pose les fondations de Queen. Le quatuor change les règles du jeu, dynamite les canons du rock, lui insuffle des harmonies classiques pour devenir ce hard rock à la fois solide et mélodique. Dès lors, avec cette voix aiguës qui passe des notes basses aux hurlements stridents, ces guitares épaisses et agressives de Brian May et un Roger Taylor qui charpente le tout derrière ses futs, la formule est désormais bien rodée. Les cheveux sont très longs, les pantalons pattes d’éléphant, les ceintures à large boucle et chemises bouffantes sont la mode, et Queen est en marche pour devenir l’un des plus grand groupe de rock de tous les temps. Témoin les versions de « The March of the Black Queen», « Ogre Battle » et « Son and Daughter » livrées ce jour là, sont de grand moment de rock’n’roll. Moulé dans sa combinaison satin blanc qui lui colle à la peau, Freddie Mercury ondule sur scène avec à la fois cette énergie brute mêlée la grâce d’un cygne. Déjà, il harangue la foule poing levé avec sa fougue et ses pas de danses qui deviendront sa marque de fabrique. Derrière son pied de micro, le show-man tient déjà autant de la diva que du chanteur de rock. On est sous le charme du solo ébouriffant de Brian May après le remarquable « Brighton Rock».Titres après titres, ces images nous renvoient à ce qu’était le quatuor à cette période. L’histoire est en marche, Queen tient le public dans sa main, fin prêt à devenir le groupe anglais le plus populaire de la musique anglaise après les Beatles. En prime, des extraits de concert que Queen donnait quelques mois plus tôt, en mai 1975 au Tokyo Budokan. Ce live At The Odeon est disponible en version CD, version deluxe, super deluxe.

Queen, A Night At The Odeon, Mercury/Universal, version deluxe 110 euros.

Titres :

1. Now I’m here
2. Ogre battle
3. White queen (as it began)
4. Bohemian rhapsody
5. Killer queen
6. The march of the black queen
7. Bohemian rhapsody
8. Bring back that leroy brown
9. Brighton rock
10. Guitar solo
11. Son and daughter
12. Keep yourself alive
13. Liar
14. In the lap of the gods…revisited
15. Big spender
16. Jailhouse rock medley
17. God save the queen
18. Looking back at the odeon

Live at Tokyo Budokan
1. Now I’m here
2. Killer queen
3. In the lap of the gods…revisited


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: