La playlist ontologique (une introduction)

12 mars 2018 Par
Antoine Couder
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Cette semaine, Beach house, Patti Smith, Pain, Denis The Night & The Panic Party et Smerz.

Cosmic Youth- Denis The Night& The Panic Party

Prenons le sujet de façon métaphysique, cette façon tout dix-septième siècle de considérer l’être en tant que contenu, support de transmission d’une puissance que certes il reconnaît, mais pourtant le dépasse. Ici, dans le chaos d’un dancefloor atemporel, tout tient dans la fluidité du désir et de l’inondation adolescente.

 Dive- Beach house

Acheminement vers la substance et, en même temps, corruption de la substance. Tandis que la connaissance progresse, la perception se déforme et peut-être en effet n’est-elle qu’un leurre, renvoyant finalement l’être à son interrogation primitive.

Have fun- Smerz

De l’être, il n’y a alors plus rien à jeter, encore moins à balancer. Au fond tout se recycle, et l’humain dans son intégralité vient alimenter un capital général dans lequel on pioche en fonction de son utilité. Le genre lui-même, voile parmi les voiles, dit crument l’effet de machine et de machinerie qui se tient au premier des plans.

 Pain- Embrasse-moi

Presque impossible alors de toucher l’autre qui s’est peut-être volatilisé ou simplement évanoui dans un espace-temps lointain. La rencontre tient finalement dans une perte de connaissance, un point d’incalculable de ce nouveau commencement qui fait rêver les classiques. Et, pourquoi pas, ici, dans le chœur enjoué qui entend réveiller la poésie d’Héraclite ou d’Anaximandre ?

 

Gloria (live 1979)- Patti Smith group

Et puis, là voilà qui apparaît (here she comes), l’irruption de l’être matérialisée en acte, en liberté pure, dans ce vertige de la réalité intuitive partout et toute entière en chaque point de l’univers, chaque lettre de son nom donnant enfin forme à sa présence réelle jiheyEuhoHaHey G.L.O.R.I.A.