« Mon Pays c’est l’amour » : Johnny Hallyday nous envoie des nouvelles de l’au-delà !

19 octobre 2018 Par
Jean-Christophe Mary
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Johnny Hallyday est mort dans la nuit du 5 au 6 décembre 2018 à l’âge de 74 ans, après avoir lutté des mois contre un cancer des poumons. « Mon Pays c’est l’amour » cinquante et unième et album posthume de l’artiste raisonne comme une carte postale sonore que Johnny Hallyday nous aurait envoyée de l’au-delà.  

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Conçu au départ pour être joué dans les stades, cet opus posthume contient dix nouvelles chansons aux tonalités rock, blues et country qui sont la marque de fabrique d’Hallyday depuis toujours. Magique dès le premier titre, « J’en parlerai au diable », celui que l’on surnommait le « taulier » nous transporte grâce à son incroyable voix claire, pleine de puissance et sa présence animale que l’on sent ici rôder partout. La machine Hallyday est lancée tel un bolide sur l’autoroute du rock boostée par ce « Made in rock’n’roll » customisé tel un clin d’œil au « Let The Good Times Roll » de JD Mc Pherson. On remonte doucement la période des 50’s aux accords de « Mon Pays c’est l’amour » qui donne le titre à l’album. Les titres s’enchainent avec les riffs heavy rock stoniens de « Back in L.A » gonflés de cuivres chaleureux qui donnent furieusement de se déhancher sur un ddancefloor. Sur « Un enfant du siècle », blues rock au riff identifiable dès les premières mesures, Johnny fait un constat désabusé sur l’évolution de notre monde. Pour faire retomber le bruit et la fureur, on découvre quelques ballades qui réussissent à nous rendre nostalgiques. Comment rester de marbre à l’écoute de ce « 4 m² » qui vous tire forcément une larme, ce « l’Amérique de William » qui raconte une certaine vision de l’Amérique, ce pays de cocagne fantasmé où le revers de la médaille est parsemé de Texaco, drive-in, motels et mobil-homes pour déshérités. Et puis, il y a ce titre « Je ne suis qu’un homme », puissant et onirique qui conclu l’album par cet aveu en forme de confession sur les forces et les faiblesses de l’homme. « Mon Pays c’est l’amour » est un album robuste, tantôt joyeux tantôt sombre qui trouvera sa place aux côtés des excellents « Sang pour sang » ou « Rester Vivant ». Au fil des écoutes et réécoutes, les yeux fermés, on se plaît à penser que ces dix titres vivants et plein d’énergie auraient fait des merveilles en live. Pour les fans, ce 19 octobre devrait être synonyme de ruée vers les bacs.

Jean-Christophe Mary

Titres

1-J’en parlerai au diable

(Pierre Jouishomme / Yodelice) – 3’40

2-Mon pays, c’est l’amour « 

(Katia Landreas / Yodelice) – 2’43

3-Made in rock’n’roll

(« Let The Good Times Roll «  adaptation Pierre Dominique Burgaud) – 2’57

4-Pardonne-moi »

(Yohann Mallory – Hervé le Sourd / Yodelice – Yarol Poupaud) – 4’05

5-Interlude

(arrangements Yvan Cassar) – 1’58

6- 4 m²

(Pierre-Yves Lebert / Yodelice) – 3’23

7-Back in L.A.

(Miossec / Yodelice – Yarol Poupaud) – 3’57

8-L’Amérique de William

(Jérôme Attal / Yodelice) – 2’59

9-Un enfant du siècle

(Yohann Mallory – Hervé le Sourd / Yodelice – Yarol Poupaud) – 3’47

10-Tomber encore

(Boris Lanneau / Yodelice – Yarol Poupaud) – 3’31

11-Je ne suis qu’un homme

(Yohann Mallory – Hervé le Sourd / Yodelice) – 4’27