LIVE REPORT : Mass Hysteria et les Foo Fighters enflamment le Download Festival !

19 juin 2018 Par
Stacie Arena
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Pour sa troisième édition en France, le Download Festival avait visiblement tout misé sur la journée du dimanche, avec une programmation à la hauteur des quatre jours… Mais selon Toute La Culture, cette journée signait le climax ! Mass Hysteria, The Hives, The Struts, Foo Fighters et l’ovni Slaves ont carrément réduit en cendres la jolie pelouse du Download ! 
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Pour sa seconde édition sur la base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge, le Download Festival a retenu quelques leçons de l’année dernière. L’organisation est pointue et rassurante, le staff est accueillant et une fois entré sur le floor du festival, toute l’installation semble adéquat pour passer une journée mémorable. Un espace d’ombre pour se reposer, plusieurs WC et à peine cinq minutes de queue, et plusieurs stands de ravitaillement accompagnés de tables de camping en bois dans une ambiance festive, bref c’est un sans faute. Point bonus : merci le Download pour avoir planté de la pelouse au sol ! (On se souvient difficilement des chaussures que l’on a dû jeter à la poubelle, après avoir été ruinées dans la boue l’année dernière…)

14h50 (Main Stage 2) THE STRUTS : LES PETITS FILS DES ROLLING STONES 

Pour les fans de glam rock britannique, il ne fallait surtout pas louper le groupe formé par les deux potes de Derby, il y a presque dix ans : The Struts ! Ceux qui se « pavanent » comme l’indique leur nom de scène, doivent une grande partie de leur succès à la figure charismatique du leader du groupe : Luke Spiller. Lorsqu’il traverse la scène, menton levé avec cette démarche nonchalante bien que sexy, on ne peut s’empêcher de penser à Mick Jagger. Et n’imaginez pas que cette référence leur ferait du tort, The Struts, fans de la première heure, ont assuré leur première partie au stade de France en 2014. D’ailleurs, le chanteur ne cache pas non plus ses influences vestimentaires et arbore un costume à paillettes dorées, fait sur mesure par la créatrice de mode de Freddie Mercury (rien que ça). Le morceau I just know résonne à peine depuis quelques minutes que le groupe est déjà en nage, et le public commence à grossir de tous les côtés. Mais qui sont ces mecs ?! Qui est ce sosie de Steven Tyler à ses débuts ?! La voix est claire et transpire le rock des années 1980, la batterie de Gethin Davies ne vous laisse pas respirer une seconde, les riffs s’enchaînent à une allure affolante et on ne va pas mentir Could Have Been me met des frissons dans tout le corps…

Gros coup de coeur pour The Struts, qui s’impose dans un style rétro glam rock, au milieu de grosses têtes de métal et quand tout le monde se mélange, on adore !

16h (Warbird Stage) SLAVES : PUNK IS (DEFINITELY) NOT DEAD 

La grosse claque de la scène indé du Download Festival, qui a créé un intérêt boulimique autour de la petite scène Warbird : SLAVES. Imaginez deux mecs sur scène, l’un aux percussions à trois centimètres du bord de la scène, debout et torse nu, l’autre costume et crâne tatoué avec une guitare incontrôlable, à l’image de ces deux fanas du punk-rock anglais ! Slaves c’est un rock endiablé composé de Laurie Vincent et Isaac Holman, venus tout droit du Kent, et pour vous donner une idée, Mike D des Beastie Boys s’est battu pour produire lui-même leur second opus Take Control. Les titres s’enchaînent, et dès que l’un finit on a du mal à imaginer que le chanteur ait encore de l’énergie pour remettre le couvert. Mais Isaac est une boule de nerfs sur scène, il révolte le public et soulève des pogos avec Cut and Run, Hey ou encore Where’s your car Debbie. Slaves est un binôme qui n’a rien à envier aux groupes multi-membres tellement ils occupent la scène.

Quand on découvre Slaves, c’est soudainement toute une vague punk-rock qui rejaillit du troisième sous-sol ! Mais Slaves a le visage d’un néo punk-rock révolté par la société, pas la gueule de bois de celui des années 1980…

18h30 (Main Stage) THE HIVES : LA FÊTE ÉCOURTÉE 

Le groupe The Hives faisait évidemment partie des têtes d’affiche de ce festival et se produisait dimanche sur la grande scène principale. Beaucoup de fans étaient présents (malgré une omniprésence des fans de Foo Fighters) et dans la fausse on entend des « tu vas voir c’est génial, je les ai déjà vu c’est la folie… » dans la bouche des groupies du premier rang. Le groupe suédois emblématique de part l’énergie de Pelle Almqvist son leader et ses costumes noir et blanc débarque telle une bombe et enflamme rapidement le public. L’immense drapeau derrière la scène donne le ton, The Hives sont plus que jamais debout. Arrivent les tubes phares du groupe des années 1990, comme Tick Tick Boom, Hate to say I told you So ou encore Walk idiot, Walk. Puis arrive le moment qui marquera la fin de cette première partie festive et bruyante de rock : Pelle descend dans le public, monte sur les épaules d’un fan et embrase totalement ses fans sur le morceau Go Right Ahead. Et puis c’est terminé, le reste ne sera que des moments de creux pour remplir le vide, des présentations du groupe qui prennent plusieurs minutes (qui semblent une éternité), et des rappels ponctués de « are you ready for the Foo Fighters ? (…) No, you’re not ! » qui n’en finissent plus. On aurait aimé crier à Pelle Almqvist que c’était lui qu’on voulait voir chanter, le moment des Foo Fighters viendrait à son tour. Depuis quand The Hives se prennent pour une première partie ? 

Malgré une énergie contagieuse et des classiques indémodables, il faudrait rappeler à The Hives, que leur fans ne sont pas tous morts et qu’il aurait fallu occuper le temps qu’on leur avait consacré pour nous donner du plaisir, pas besoin de première partie !

20h (Main Stage 2) MASS HYSTERIA : L’ARTILLERIE LOURDE QUI NE ROUILLE PAS 

Mass Hysteria fait partie des valeurs sûres du métal français, et c’est bien pour ça qu’on s’y rend sans trop de craintes. Le groupe qui a été propulsé sur le devant de la scène en 1999 avec l’album « Contraddictions » a le mérite d’être un des rares groupes de métal hardcore à chanter presque intégralement en français. Et le groupe sait innover en matière de show : pour le Download Festival ils ont mis le paquet. Danseuses brésiliennes en fin de show, percussionnistes masquées ou encore pom-pom girls sur le titre « Respect the Dancefloor », on apprécie le geste ! Pour ce qui est de la musique, les titres s’enchaînent : Furia, La Contradiction, La Joie comme Vengeance et MH ne manque pas de rappeler que cela fait plus de vingt ans qu’ils composent de la musique pour leur fans, et qu’ils ne comptent pas s’arrêter là. Un show à la hauteur de la réputation de Mass Hysteria, qui finalement nous laisse presque sur notre faim !

La magie opère toujours autant après vingt ans de carrière ! Une émotion tangible qui contraste avec la boule d’énergie au milieu de tant de testostérone. NB : on a jamais vu des slams et des pogos aussi fous !

21h (Main Stage) FOO FIGHTERS : LE BOUQUET FINAL 

En se baladant au Download, on l’avait bien compris, beaucoup étaient venus pour voir le groupe de l’ancien batteur de Nirvana : les Foo Fighters. Entre les t-shirts des anciennes tournées, les conversations écoutées d’une oreille et le monde arrivé au Main Stage quelques dizaines de minutes avant le concert, on le savait c’était le concert à ne pas manquer. La scène se prépare, le grand écran avec inscrit FF en led est enfin prêt, le quatuor débarque sous une avalanche de cris et balance les premiers riffs de guitare avec All my Life. L’énergie est insatiable, on assiste à un Dave Grohl visiblement très heureux d’être là et malgré un Pat Smear plutôt immobile, on mesure la chance d’entendre sa gratte crier. Taylor Hawkins est installé derrière une batterie qui s’élèvera à quelques mètres de la scène quelques morceaux plus tard. Au delà de nous régaler avec les classiques des Foo Fighters (All my life, The Pretender, Break Out, My Hero…), le groupe de Dave Grohl a également proposé quelques reprises qui ont régalé ses fans, autant qu’elles les ont fait rire. À noter, Stairway to Heaven de Led Zeppelin, Under Pressure de Queen, assuré par le chanteur des Struts invité le temps d’un morceau ou encore Jump de Van Halen improvisé sur la mythique instru de John Lennon – Imagine… mais les Foo Fighters précisent qu’ils ne connaissent que les vingt premières secondes de chaque morceau, et ça fait marrer tout le monde. On apprécie également la présence de trois choristes féminines qui s’amusent sur scène autant que son public et chantent dans le vide les yeux fermés sur Dirty Water juste avant d’enchaîner sur Best of You et Times like These. Après 2h30 de show intense, le public rassemblé en masse devant la scène principale aura le droit à un rappel sur Everlong et un salut au public qui fait chaud au coeur ! 

Une journée qui se finit en apothéose et qui nous rappelle à quel point les concerts de festivals sont riches en authenticité. Et on l’a bien vu avec Dave Grohl et sa bande, les sourires ne trompent pas !

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Crédits : Wikimedia Commons