[Live Report] Beach House au Casino de Paris

17 juin 2016 Par Kevin Depessemier | 0 commentaires

Nous avons vu Beach House au Casino de Paris et nous avons été happés dans cette musique à la fois douce et houleuse. Un groupe qui est aujourd’hui encore acclamé par les critiques et qui le mérite, autant sur scène qu’en album studio.

Une maison sur le bord de l’océan, au milieu d’une brume entre l’hiver et le printemps, une vague puis deux. C’est ce que nous inspirent Alex Scally et Victoria Legrand, les deux visages derrière Beach House, ce groupe de Rock Alternatif et plus précisément de Dream Pop, a déjà six albums au compteur, dont deux sorties à quelques jours d’intervalles l’année dernière : Depression Cherry et Thanks My Lucky Stars. Mais le succès ne semble pas être l’intérêt premier du groupe, ils cherchent plutôt une certaine honnêteté dans leurs musiques, des paroles, voir plutôt des murmures, entre dépression, aveux et amour. Une écriture qui tente de donner de l’émotion, la nostalgie et nous prendre dans un long voyage par temps pluvieux.

Maintenant, l’un des plus grands challenges scénique pour Beach House, c’est de réussir à retransmettre ces émotions en live, dans une salle où l’acoustique n’est peut être pas forcément bonne, où le public peut aussi ne pas permettre cette isolation positive que nous accorde cette musique. Ce n’est un challenge pour eux en fin de compte : le duo et leurs partenaires de scène nous transportent sur un nuage, où les têtes se balancent et les visages s’émerveillent. Après une première partie étrange que le bassiste du groupe nous offre, l’arrivée de Beach House sur scène se fait entendre, dans la pénombre, la foule les acclame pendant qu’ils prennent place. La première chanson, Levitation, du nouvel album Depression Cherry, ouvre le bal et s’en suit des chansons des anciens albums, tout aussi bon, voir mieux (l’ambiance était moins sombre et plus naturelle à l’époque de Teen Dreams ou Devotion). La scénographie nous emporte dans un paradis de lumière et d’étoile, les lumières sont de plus en plus agressives au fil des chansons, que l’on reconnait simplement aux premières mélodies. On se laisse emporté par Master of None, Wishes, Others People, Elegy to the Void, chaque chanson transporte ces émotions que l’on connait déjà des albums, sur une scène quasi dans la pénombre, les artistes se cachent dans cette dernière, ne laissant place qu’aux instruments et à la douce voix de Victoria Legrand. « Je suis née à Paris et j’aimerais toujours Paris » qu’elle disait, avant de remercier son groupe et le public. Un rappel avec Days of Candy de son dernier album, en écoute un peu plus bas, et un dernier au revoir. La dépression n’arrivera qu’après avoir quitter le Casino de Paris…

Visuel : The Bull Pen, Flickr.


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