L’Avant-Garde Pitchfork, nos conseils

29 octobre 2018 Par
Pierre Poughon
| 0 commentaires

L’avant-Garde du Pitchfork regroupe tout ce qu’il se fait de mieux dans le monde occidental … Mais dans six ans. On sait tous que prédire l’avenir ne s’applique qu’aux fidèles servants du hasard, mais en matière de musique, on a quelques pistes, plus ou moins prometteuses.

Nous voilà la toute fin du mois d’octobre, et l’arraivée du magazine Pitchfork en terre gauloise (à l’ancienne, vraiment). Pendant 3 jours, ce festival, créé par le magazine américain, est un des rares festival français de cette envergure avec une prog totalement différente de ses plutôt grands copains de l’hexagone.

Mais, vraiment, on va plutôt parler de son before grandeur parisienne, l’Avant Garde.

En 2 jours, sur 7 différentes scène, 46 groupes vont se partager l’affiche d’une plus que belle histoire. Voici notre sélection :

Mardi :

Hop Along. Le groupe américain, qu’on peut considérer comme vétéran de cet Avant-Garde, déjà 3 albums au compteur, dont un datant d’avril dernier, sera là pour desservir ses riffs rocks portés par la voix touchante de Frances Quinlan, leadeuse incontestable du quartet de Philly au Supersonic.

Crumb, un des fleurons du rock indé américain, basé a New York, reçoit depuis la sortie de leurs deux EP, les meilleurs retours de cette scène émergente. La voix de Lila Ramani se marie parfaitement à la formation guitare-synthé-basse-batterie, donnant des sons posés et enivrants. En attendant la sortie de leur premier album, on pourra en avoir un avant-goût au Supersonic.

IDER. De loin, le duo de chanteuse/rappeuse, est un des duos à suivre de très près. Leur premier son, enregistré dans leur chambre, propulse assez rapidement Lily et Megan sur le devant de la scène londonienne. Avec des textes créatifs, profonds, posés sur des instrus de synthés/ pad, voilà que les deux nous feront pleurer au Café de la Danse.

Apollo Noir. Le parisien (auvergnat de base, faut pas l’oublier) est le créateur d’une musique électronique futuriste, à la fois noire et quelque peu torturée, aux allures parfois psychédéliques. Ses tracks sont incroyablement bien travaillés, et on a vraiment hâte de voir ce qu’ils donnent au Pan Piper.

Mercredi : 

Les très très très très (très) attendus anglais Black Midi. Une hype incroyable s’élève autour de ce groupe basé dans la capitale anglaise, dont on ne connait pratiquement rien. Shame les qualifie du « meilleur groupe de Londres », ils ont même eu leur article du très prestigieux NME. Mais pourtant, presque rien n’est à se mettre sous la dent. A part un titre dispo sur Soundcloud, et une vidéo d’une session de répétition, on ne connait rien de ces jeunes anglais. A voir absolument mercredi, au Réservoir.

La rappeuse Biig Piig, londonienne elle aussi, avec ses instrus tellement chill, nous fera le plaisir de déballer ses textes, en anglais ou espagnol. Son mélange de Soul, de RnB, de Rap, donne à cette artiste un côté élégant et charmant, qui saura faire chavirer les cœurs du public présent au Badaboum.

Palm. Le rock, dans sa veine la plus bizarre. Rythmiquement, ce quatuor, pousse les limites de ce qui se fait. Dans un genre presque seulement académique, ces américains laissent de côté les constructions classiques pour se concentrer sur une petite révolution de l’élaboration d’un genre qui parfois tourne en rond. A expérimenter en live au Pan Piper.

slowthai représente l’un des rappeurs les plus prometteurs de la scène anglaise. Né à Northampton, il se pose comme porte-voix de notre génération d’oublié.es, d’ignoré.es. Ses textes enragés mettent les mots sur les maux qui détruisent petit à petit l’humanité, notre humanité. Accompagné d’instrus différentes de l’habituel, il faut absolument reprendre une dose d’énergie au Badaboum.

Bastille, donc, sera le théâtre de ces festivités, le 30 et 31 Octobre. On y sera nous aussi, pour voir quel sera le futur de nos playlists.

avant-garde