La playlist d’un obscur objet du désir

29 octobre 2017 Par
Antoine Couder
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Scratch Massive, The Magic Ray, Sylvain Fesson, Shérazade et Angèle habitent avec langueur notre playlist de la semaine

La loi de Murphy – Angele

Ça tient à pas grand chose une mauvaise journée. Et même si tu es un enfant de la balle – papa chanteur, maman comédienne, frère rappeur et première partie d’Ibeyi- tu te plantes, tu n’assures pas, et même l’argent est plus important pour toi qu’un plan drague. Certes, tu chantes plutôt bien et tu t’éclates sur Instagram. Mais ton solde est insuffisant.

 Sunken (feat.Leonie Pernet) – Scratch Massive

Sebastien Chenu assure comme un bête, il plane quelque part au dessus de sebastiAn (d’ailleurs où est-il passé notre serbe préféré ?), au delà même de Flavien Berger. C’est du métal, de la lumière, une géométrie érotique qui finit par vous saouler d’inexplicables micro sensations… Et si les filles sont belles, évidemment,  celles qui chantent et que l’on ne voit pas sont carrément canons.

Hollywood – The Magic Ray 

Keneth Anger a eu 90 ans cette année, Harvey Weinstein est donc « très malade » et Terry Richardson s’est définitivement fait virer. Ce que l’on ne sait pas, c’est que Cosmo Vitelli produit ce truc de Fred Bigot, un gars des débuts des années 2000. Le bon vieux temps. Parce que tout y est,  l’électro qui dégénère en psycho-pop, le visage des actrices, le glamour un peu sale auquel chacun sait bien qu’il faudra se tenir, au tout simplement tenir ; entre deux grimaces, ni mieux ni pire, dans l’impasse des rêves éveillés.

 

L’amour plus fort – Sylvain Fesson&Arthur Devreux

Est-ce qu’on a tout bien lu, est-ce qu’on a parcouru, bien comparé la transversale de la pop culture, l’amour de Jesus Christ ? Tout se mélange ou bien tout l’était déjà à l’origine, sans que nous ne puissions rien en extraire de particulier. Bref, tout se tient, Ooops, Nietzsche, Francis Lalane et les mini-encyclopédies. Et il n’est pas exclu que l’amour soit plus fort que la mort.

Simple – Schérazade

On garde la guitare, le quasi son de basse et on reste allongé. C’est un tel un coup de fatigue qu’on finirait même par s’évanouir sur ce morceau ni vraiment emporté ni totalement lent. C’est peut-être l’heure des vibrations, des pulsations d’un rock’n roll ancien, l’heure des murmures et des couleurs qui nous plongent dans la nuit de l’hiver. Pas si simple, en fait.