[Interview] Monika, une fille, un tube

12 avril 2016 Par Antoine Couder | 0 commentaires

Après le déferlement médiatique de son « Secret in the Dark », la jeune Monika s’apprête à enflammer le public de Bourges ce jeudi. Retour sur le phénomène dance-floor le plus improbable de la saison.

 

Voix grave de velours sur chœurs disco et synth.pop, la nouvelle star des îles grecques qui vit désormais à Los Angeles porte autour du cou un petit gorille censé la protéger durant ces périples, au moins jusqu’à ce qu’elle finisse par le perdre comme elle a –dit-elle-  l’habitude de le faire avec tous ses grigris.

De quel secret parlez-vous dans cette chanson ?

De nos parts d’ombre, de tout ce que l’on cache, que l’on se cache et que l’on n’expose pas facilement au regard des autres. C’est une chanson mélancolique mais qui apporte aussi de la bonne humeur, parce qu’au bout du tunnel, il y a la lumière et l’on finit par ouvrir des portes vers un nouveau monde.

 

A l’écoute, on entend presque les accords du « Get down Saturday night » d’Oliver Cheatham (1986). Vous confirmez ?

Oui ! C’est la patte de mon label Daptone Records, spécialisé dans la soul et le funk. Au départ, pourtant ce n’était pas du tout ça. Mes premières démos sonnaient plutôt comme du Bowie, période Ziggy Stardust… On est finalement parti sur de l’italo-disco.

 

Et vous avez enregistré avec les musiciens d’Amy Winehouse. Quel effet ça fait à la rockeuse qui est en vous ?

C’est vraiment un truc que je pourrais jouer toute ma vie, j’adore … ça m’ouvre beaucoup de possibilités pour la suite, non seulement en musique mais également en style. C’est vraiment important, je découvre que j’ai envie d’être cette artiste qui ne fait pas qu’un seul genre de musique mais qui est capable de proposer plein de choses différentes dans un seul concert.

 

Comment va la vie pour vous, à Los Angeles ?

C’est génial pour moi, bien sûr… Mais c’est très différent de ce que j’ai connu. Aux USA, on a toujours le sentiment qu’il y a une urgence à produire, à être très créatif tout le temps, à en faire toujours plus. Moi, j’aime aussi ne rien faire, l’inspiration vient aussi de ma culture grecque, de la lumière du soleil, du sourire des gens.

 

Et pourtant vous ne chantez pas en Grec ?

Je chante une ou deux chansons en concert mais je ne me sens pas encore prête, c’est peut-être trop personnel. J’ai toujours écouté de la musique internationale et du coup, lorsque je me mets au piano, tout me vient en anglais !

(Recueillis par Antoine Couder)

Visuel : ©Eilon Paz


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