[Chronique] Linkin Park, « One More Light »

9 juin 2017 Par
Jean-Christophe Mary
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Après les déflagrations metal hip hop des débuts, les californiens Linkin Park opèrent une mue pop electro mûre et apaisée.

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Porté la déferlante Limp Bizkit, Deftones, Korn System Of A Down, le milieu des années 1990 aura vu triomphé le rock metal. Mais au milieu des 90’s, l’arrivée de Linkin Park sur la planète rock ouvre la voie d’un nu metal novateur : leur son particulièrement novateur alors mélange metal, musique électronique et voix hip-hop, y associant bon nombre de samples, scratch et effets spéciaux. Résultat réussi par ces des millions d’albums écoulés à travers le monde et ces arènes aux foules immenses partout sold out. Un quart de siècle plus tard, qu’en est-il du nouveau Linkin Park ? Sans être déroutant, les californiens opèrent un virage pop electro diffèrent de ce qu’ils ont pu produire jusqu’ici à travers un renouvellement des mélodies, avec cette recherche à faire évoluer le son, les harmonies, les arrangements, bref pour faire sonner la musique différemment. On le sent plus préoccupés par la création d’une toile sonore à l’esthétique soignée dans la lignée des concepts albums que par la course effrénée au tube. Hormis le catchy « Good goodbye » ou l’émouvante « One More Light » vous trouverez aucun refrain à reprendre sous la douche. Par contre vous serez sous le charme d’une superbe cathédrale sonore aux ambiances pop et électro. Le sexet californien incarne toujours ce lyrisme avec ces voix haut perchées, ces moments d’accalmies avant les montées d’adrénaline. Si on perd quelque ces phrasés hip hop, ces cris adossés à des riffs de guitare durs et mordants qui étaient leur marque de fabrique, on découvre des compositions pop apaisées, marquées par des textes sombres où rode la mort. Ici le style dramatique et emphatique fonctionne à plein, entre aérations musicales et toile pop.

L’amateur de neo metal y trouvera aussi son compte avec ces belles mélodies aussi comme l’émouvant « Halfway right », « Sharp edges » les envoutants « Nobody can save me ». Côté rythmiques, l’énergie est présente sur « Talking to myself ». Sans être révolutionnaire, ce « One More Light « marque le point d’un nouveau départ. A suivre donc.A noter que le 9 juin, le poids lourd du rock US reviendra affirmer son neo-métal au Download Festival Paris au cours d’un set musclé qui devrait alterner entre déflagrations metal rock et ballades pop mélodieuses.

Linkin Park, One More Light, Wea Usa, sortie en main 2017, 16 euros.

Titres
1. Nobody can save me
2. Good goodbye
3. Talking to myself
4. Battle symphony
5. Invisible
6. Heavy feat kiiara
7. Sorry for now
8. Halfway right
9. One more light
10. Sharp edges


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