[LIVE-REPORT] Au Yoyo, Holy Oysters et Pete Doherty enflamment les Nuits claires

25 mars 2017 Par
Alexis Duval
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La soirée était décidément lumineuse, vendredi 24 mars au Yoyo, le club du Palais de Tokyo, à Paris. Avec Holy Oysters et Pete Doherty, on ne pouvait rêver ouverture plus grisante pour la troisième édition des Nuits claires, le festival organisé par Marie-Claire et Hello Bank les 24 et 25 mars.

Les Français de Holy Oysters ont fait vibrer la salle avec leur psyché-pop éclatante mâtinée d’electro. La formation, que le public parisien a pu découvrir ces derniers mois lors de dates au Nüba ou au Trabendo, est épatante à plus d’un titre. D’abord parce que, sur scène, les cinq garçons arborent chacun un curieux pendentif avec une forme géométrique différente incluse dans un carré. Il s’agit d’une sorte de totem visuel qui pose d’emblée la sensibilité des membres à un certain ésotérisme.

Ce mysticisme transparaît dans les accents planants façon seventies de la musique des Holy Oysters comme dans le nom de leur formation – qu’on traduira par « les huitres saintes ». Un univers inspiré des Beatles époque Strawberry Fields Forever. On pense également aux plus récents MGMT, à Metronomy et, dans une moindre mesure, aux Midnight Juggernauts.

L’univers des Holy Oysters se nourrit d’influences prestigieuses mais développe une patte propre, acidulée sans jamais être citrique. Leurs titres sont autant d’hymnes entêtants et envoûtants, à l’image de Take Me for a Ride (dernier titre de leur setlist aux Nuits claires) et surtout du génialissime Kaleidoscope, que rythme le son de la sitar. Jugez par vous-mêmes :

Même si la grande majorité du public était là pour voir Pete Doherty, les Holy Oysters se sont livrés à une performance scénique formidable, à la fois contrepoint et complément de celui qu’ils précédaient. Il y a quelques années, on avait eu la chance de goûter à l’univers romantique du poète maudit du rock british, ex-Libertines et ex-Babyshambles. Vendredi soir, on ne s’attendait pas à ce que le Britannique mette autant le feu à la scène du Yoyo. Reprises rock de ses ballades, duels de guitare endiablés, complicité évidente avec ses musiciens : Pete Doherty était en très, très grande forme.

Quelques titres plus anciens, comme Last of The English Roses, d’autres extraits de Hamburg Demonstrations, son dernier album en date, I Don’t Love Anyone (but You’re Not Just Anyone) ou encore Kolby Kidder : l’artiste et sa bande ont déchaîné le public du Yoyo, jusqu’à terminer le concert en feu d’artifice avec quasi-pogo, lancer de pied de micro et d’instruments. Avec une clôture de concert aussi éclatante, franchement, pas besoin de rappel !

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Photos : Alexis Duval.