La playlist triste mais, finalement pas que …

28 janvier 2018 Par
Antoine Couder
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Cette semaine, Oren Lavie, Seath XVI, Mr Eazi, la Houle et le retour flamboyant de The Garden.

 Second Hand Lovers – Oren Lavie

Le crooner israélien revient et insiste ; sur les malentendus du couple, sur la mélancolie, toujours sur le mode du noir et blanc, toujours ce timbre à la Tom Waits, et toujours ces corps tristes et presque transparents ici chorégraphiés par Rachel Erdos qui disent bien que la flamme va s’éteindre. C’est  vraiment l’hiver pour tout le monde…

Your taste- Seth XVI

Allez, on reste dans le même registre crépusculaire même si Seth le Lyonnais finit par nous donner des fourmis dans les jambes. Cuivres brefs et dansants qui font la relance d’un morceau hypnotique dominé par une voix suave et faussement éteinte qui promet beaucoup pour la suite.

Alléluia – Force One feat. Mr Eazi

Eh bien, puisqu’on est allongé, peut-être qu’en bougeant légèrement de côté, on va se retrouver à danser, comme par enchantement ? Pas si compliqué avec l’afrobeat de Mister Eazi distillé à la sauce ivoirienne de ForceOneForce. Semi-choc des cultures, tout le monde semble un peu en équilibre dans un morceau langoureux qui pulse incroyablement dès son intro.

Alpha Tauri – La houle

On continue de se tortiller, mais cette fois, du côté de la constellation du taureau, et ça n’a plus rien à voir. C’est un peu comme si Étienne Daho et Cocteau Twins s’étaient installés en Écosse. Ça plane donc grave, dans le genre aérien et noisy, pour un morceau qui s’écoute plus qu’il ne se danse. Mais ce n’est pas grave, on est toujours aussi bien.

 No destination – The garden

Pour finir, le retour surprise des jumeaux californiens, fils de punk, toujours plus créatifs et inspirés, qui n’auront pas trop de mal à passer au-dessus de la barrière Mgmt. Déjà, le titre parle de lui même, et la musique, si on prend le temps de l’écouter, est un savant mélange de maîtrise et de n’importe quoi, joyeusement synthétisé sans l’ombre d’une quelconque prétention à incarner quoi que ce soit sinon un délicat dandysme hurluberlu qui nous ravit.