La playlist Sex& Love (enfin!)

20 mai 2018 Par
Antoine Couder
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Cette semaine, le grand retour de Christine and the queen, le jeune Dylarama, le duo Tout de suite, la sulfureuse Safia Bahmed-Schwartz et le légendaire Yves Simon.

Les yeux fermés – Dylarama

En langage politiquement correct, on appelle ça un morceau néo-romantique et comme c’est une lyric vidéo, on peut le passer au Mac D ou au Kebab du coin en attendant le début du match. On capte quelques mots avec lesquels on est d’accord. On se voir mieux les yeux fermés ? OK. De toute façon, tu finis toujours chez moi. On en sait pas trop ce qu’il y a d’esbroufe masculine et de lassitude dans ces propos chaloupés du brillant Mathias Pageau dont on comprend –enfin- qu’il soigne ici son cœur meurtri. Néoromantique, n’est-ce pas.

Girl Friend (feat.Dâm-funk) — Christine and the queen

Attention, c’est le grand retour de Christine, on va dire Chris, patronyme tranché au couteau, à fond dans l’époque, du désir d’amour très concret et de résistance à celui de l’autre. Tout cela dans une ambiance estivale de G-Funk, un peu paresseux certes mais suffisant pour déclencher l’addiction attendue. La ballade de Jim en version Bad feminist, ici en anglais pour la version internationale. Mais ça, Mireille Mathieu ou Nana Mouskouri le font depuis longtemps. Fuck you Christine, we love you.

Danse sur moi – Safia Bahmed-Schwartz

Un peu plus cash, dan son érotisme qualifié de « débordant » et cette façon de comparer Booba à un Johnny Hallyday et surtout, à un Woody Allen. Safia slashe à donf ; auteurE, tatoueuse, dessinatrice et habile préparatrice de cette sauce rap qu’elle sait mélanger à bon escient, ici assise sur sa chaise en clamant son addiction. Le cul sur la commode comme l’on disait avant.

Je secrète- Tout de suite

Au cœur du sujet du désir et de l’amour, les sécrétions franches et brutales qui font signe et philosophie. Il faut imaginer les Pirouettes en pornstars, sous la boule à facettes. Pop humoristique certes qui pioche du côté de la scène expérimentale de quoi compléter son délire. C’est la génération Tumbrl qui veut casser les codes nous dit-on. Ah bon ? Nous, on veut bien parler cul mais faudrait pas non plus nous prendre pour des cons.

Diabolo Menthe- Yves Simon

Et si tout se tenait là-bas, l’année 1963, l’assassinat de Kennedy cette façon de chanter, ce soir je serai la plus belle pour aller danser pour ensuite employer, comment dire, « des mots de femme ». A quinze ans, ta mère : « j’aimerai caresser ton corps, embrasser ta bouche »… c’est des lettres que l’on reçoit à quinze ans ça ?  » Et toi, tu pleures. « Il m’a dit de me coucher sur le lit, toute nue ». Non ?! Y’a tes rêves, tes secrets, y’a du sang… Des mots de femme qu’il faut arranger sinon refabriquer. Du coup, je vais reprendre un diabolo menthe, tiens.