Playlist du 26 juin

25 juin 2008 Par admin | 1 commentaire

White Denim – Darksided Computer Mouth

Cousins germains des Black Lips, les 3 postados de White Denim viennent d’Austin, Texas. Si leur album « Workout Holiday » fait la part belle aux gimmicks high-energy du MC5, cette ritournelle régressive évoque plutôt la « Satisfaction » de Devo.

Allez Allez – Allez Allez (Lindstrom & Prins Thomas Remix)

Au tout début des 80′s, Allez Allez a accouché de deux hits punk-funk énormes. L’un, « African Queen », dédié à Grace Jones, a fait le bonheur de deux générations de DJ. L’autre, éponyme, les a promus déclinaison belge du Pop Group. Remixé par les deux têtes pensantes de la space-disco scandinave, Allez Allez plane, la tête dans les étoiles.

Spiritualized – Sweet Talk

C’est peut-être une conséquence de sa santé précaire, mais Jason Pierce opère sur « Songs in A & E » un retour aux pop songs arpégiées. Loin de l’orchestration pompière d’un « Come Together », « Sweet Talk » est une mignonne ballade. Sans être revenu au top niveau, l’ancien terroriste drone des Spacemen 3 sort enfin de sa retraite.

Primal Scream – Can’t Go Back

Après un « Riot City Blues » à la limite du scandale en 2006, on avait laissé Bobby Gillespie et ses troupes au bord de la route. Revigoré, l’ancien batteur de Jesus & Mary Chain déterre le « Raw Power » d’XTRMNTR sur un nouvel album qui sortira en juillet. A l’instar d’« Accelerator » ou « Swastika Eyes », « Can’t Go Back » est suante, bourrative, ultra-efficace.

Jeremy Jay – A Place Where We Coud Go

Dernière signature de Calvin Johnson sur K Records, Jeremy Jay est comme une photo défraîchie ou un craquement de vinyle, complètement suranné. Après un premier maxi prometteur, son album se situe quelque part entre la twee pop des Pastels et un Harry Nilsson lo-fi. En évitant l’écueil du passéisme.

Low Motion Disco – Frantic Low Moment

A l’heure où on parle d’un nouveau Summer of Love, les suisses de Low Motion Disco en profitent pour convoquer les influences 90′s les plus douteuses, du chill-out bon marché aux beats balearic. Tout en assumant ce mauvais goût à la manière d’un Sébastien Tellier, le duo joue les équilibristes avec raffinement. Comme si Brian Eno sirotait un cocktail au bord d’une piscine de Miami.

Love Of Life Orchestra – Don’t Don’t

Ce super-groupe, qui alignait Peter Gordon, Arto Lindsay et Davd Byrne, a été redécouvert par James Murphy l’été dernier. Le gourou de LCD Soundsystem avait alors remixé « Beginning of the Heartbreak » pour une compile Fabric. De leur EP culte « Extended Niceties », sorti en 1980, on écoutera aussi « Don’t Don’t », autre gemme de disco-not-disco.

Dennis Wilson – Thoughts of You

Réhabilité par la presse à l’occasion de la réédition du superbe « Pacific Ocean Blue », le batteur des Beach Boys vient rappeler avec cette chanson lacrymale que son frère Brian n’était pas le seul à savoir écrire des chansons. Comme un écho au destin tragique du seul surfeur assidu des Beach Boys, mort noyé en 1983.

Tetine – Let the X be X

Quand une riot girl brésilienne et son copain musclé mâtinent leur baile funk de miami bass et de post-punk typiquement brasileiro (ils ont réalisé la compilation « The Sexual Life of The Savages » pour Soul Jazz), ça sonne bien mieux que CSS.

The Flirtations – Nothing But a Heartache

Dans l’abondance de girl band du début des années 60, on retiendra les Flirtations. « Nothing But a Heartache » est une montée d’adrénaline qui donne envie d’avaler des kilomètres. Elle n’est pas devenue sans raison l’hymne northern soul des mods britanniques sous amphétamines.


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COMMENTAIRES:

  1. Szulc

    Playlist « jalousrock », celle d’un john lennon shoegze brésilien…remarquable, précis, original. On aimerait avoir les couvertures des albums avec…

    Bravo.

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