Playlist de la semaine (148)

12 février 2016 Par Bastien Stisi | 0 commentaires

Un nouveau Moderat, un nouveau James Blake, déjà le meilleur album pop-shoegaze-psyché de l’année…la playlist de la semaine, rendez-vous hebdo confectionné par Toute La Culture, rien que pour vos oreilles et pour vos tympans exigeants :

1. Moderat, « Reminder »

En attendant l’arrivée du très très très attendu III, le 3e album de Moderat (vous avez saisi la logique), Sascha Ring (from Apparat) Gernot Bronsert et Sebastian Szary (Modeselektor) dévoilent « Reminder », un morceau peut-être un poil plus pop que d’habitude, mais qui conserve l’alliance, toujours aussi grandiose, du lyrisme vocal de l’Apparat seconde génération (le premier était plutôt préoccupé, saisons lointaines, par une IDM aux préoccupations glitch) et des productions techno volantes de Modeselektor qui ont jusqu’ici fondé la postérité du super band berlinois. Rendez-vous le 1er avril.


2. James Blake, « Modern Soul »

« Modern Soul » : le titre du nouveau morceau délivré cette semaine par l’Anglais James Blake, qui annonce l’arrivée prochain d’un nouvel album, pourrait résumer à lui seul ce que le Londonien envisage de construire depuis qu’il a imposé son blaze de romancier britannique du XIXe siècle sur la scène électronique contemporaine. À savoir : l’édification d’une soûl inspirée d’huer toujours portée par une sensibilité affolante et déstructurée par la grâce des outils du siècle présent. Force et faiblesse.

3. DIIV, « Bent (Roi’s Song) »

Bien que l’on ne soit encore qu’au tout début de l’année, il va être bien compliqué de faire mieux, en 2016 et rayon « shoegaze-psyché-pop », que ce second album livré par les New Yorkais de DIIV, qui, après un premier essai largement inégal (Oshin, 2012) et après avoir longtemps galéré à le mettre en forme (quelques sombres histoires de stupéfiants), confirment ici tout le potentiel que beaucoup avaient envisagé. À écouter en boucle, toute l’année durant donc.

4. Sara Hartman, « Monster Lead Me Home »

La sucrerie sonore de la semaine ne provoquera, malgré sa composition viscérale pas toujours bon pour le corps, aucune vilaine carie aux oreilles. Elle est l’œuvre de Sara Hartman, jeune femme de 19 ans qui profite d’une production judicieuse et d’un refrain entêtant avec onomatopées sensibles, qui, et ce n’est pas si fréquent, fonctionnent à merveille (comme quoi tout arrive). Et si la Berlinoise, dans le clip de « Monster Lead Me Home », se montre un tout petit peu tristounette, dépassée par l’épreuve qu’il est question de traverser (l’amour, ça fait mal), elle retrouvera sans doute le sourire en considérant le succès certain à venir du petit tube en puissance (le genre, attractif, qu’on écoute en boucle sans trop savoir pourquoi), un morceau qu’elle aura l’occasion d’interpréter, et espérons qu’elle ce soit remise d’ici là, au Zénith de Paris, en première partie d’Ellie Goulding, le 25 février prochain.

5. Mr Oizo ; Charli XCX, « Hand In The Fire »

Le retour de Mr Oizo coïncide avec le retour de Flat Eric, la peluche fétiche et iconique du projet électronique de Quentin Dupieux, popularisé par cette publicité pour Levis (Stat-prest) dans laquelle il fuyait la police en compagnie de son ami Angel. Ici, dans le clip de « Hand In The Fire », qui voit Mr Oizo collaborer avec la figure pop sucrée Charli XCX, c’est à un alter ego féminin que Flat Eric se trouve confronté. Escapade en bagnole et électro pop parasol (clairement, ça sent plus l’hiver que l’été), et un nouvel EP pour le Français chez Ed Banger.

6. Andrew Bird, « Capsized »

Are You Serious – le nom de ce nouvel album –, admet Andrew Bird, c’est une manière pour lui de s’interroger sur la démarche qu’il vient de mener ici. Car l’Américain stakhanoviste (16 albums en 12 ans, juste en solo…), qui illustrera ce nouveau disque à l’aide d’une perruche au regard interrogateur, affirme être passé d’une écriture capable de prendre du recul sur elle-même avant de pouvoir exploser sur le papier, à une écriture bien plus frontale, comme s’il devait en le faisant relever un défi qu’il n’aurait encore jamais envisagé il y a quelques années. Comble de l’ironie : Are You Serious sortira la 1er avril, le jour des poissons, des canulars, et donc de la indie folk qui se renouvelle sans cesse.

7. Lior Shoov, « Caress My Skin »

L’Israélienne Lior Shoov est maîtresse des instruments bizarres et du yukulele. Son Français est excellent, et la voix irrésistible. Dans « Caress My skin », la vidéo rapproché comme le minimalisme du son acoustique donne une idée de l’intensité de sa musique Une artiste à la fois folk et world à découvrir au 104 le 16 mars prochain. (Yaël Hirsch)

Visuel : (c) Pfadfinderei


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