Nirvana en 10 chansons

30 septembre 2011 Par
Tristan Karache-Prudent
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La sortie de la nouvelle édition de l’album Nevermind (voir notre article ici) a remis sur le devant de la scène ce groupe mythique devenu une référence aux alentours des années 90. Nirvana hormis des live impressionnant, un mouvement nouveau, une manière musicale différente d’approcher la vie et ses obstacles, a surtout laissé des chansons qui demeurent des classiques pour le Rock.

Smells Like Teen Spirit

Cette chanson alternant refrains électriques et couplets lents est la chanson la plus connue de Nirvana. Inspiré des Pixies, ce style de morceau est rapidement devenu la marque de fabrique du groupe. Le nom de la chanson viendrait d’un graffiti dessiné par la petite amie de l’époque de Kurt Cobain qui aurait inscrit sur le mur d’un bar de Seatle « Kurt Cobain smells like Teen Spirit », Teen Spirit étant une marque de déodorant. Avant la mort de l’icône du rock grunge, ce dernier refusait de jouer cette chanson en concert car elle le lassait.

The Man who sold the World

C’est l’une des reprises les plus intéressantes du groupe. Au départ écris par David Bowie et présent au sein de l’album éponyme, le titre est déjà une réussite totale, pourtant il trouve un second souffle avec la voix profonde de Kurt Cobain. Un remaniement qui doit son succès certain au fait qu’il ne dénature en aucune manière les arrangements de Bowie, chose qui s’avère parfois rare dans le monde des reprises.

Lithium

Kurt Cobain aurait souffert d’une maladie psychologique nommé « trouble bipolaire » qui est couramment soignée par du sel de lithium. Cette chanson serait donc le médicament que se serait lui-même fabriqué le chanteur. Ce qui est sûr, c’est que Cobain préférait ce titre à « Smells like teen spirit », il voulait même que ce soit le premier single de Nevermind.

All apologies

Figurant sur l’album In Utero sorti en 1993, « All apologies » serait une lettre ouverte par Kurt Cobain à sa fille Frances Bean née de l’union du compositeur avec Courtney Love. Il s’excuse pour tout; le fait de ne rien comprendre à ce monde qui ne cesse de changer, son mal-être et autres.

About a girl

Issu de l’album Bleach sorti en 1989, ce classique a été écris par Kurt Cobain pour sa petite amie du moment qui était Tracy Marander, la légende explique que ce serait elle qui aurait pris la photo qui figure en cover de l’album. Après une nuit à avoir écouté le premier album US des Beatles, il l’aurait composé. Pour la petite histoire, au moment de l’enregistrer, la chanson n’avait pas encore de titre, Chad Channing alors batteur du groupe a demandé à Cobain de quoi ça parlait et celui-ci a répondu « It’s about a girl ».

In Bloom

La chanson a d’abord subis le test du public avant d’être enregistré sur la démo du groupe. Le bassiste Krist Novoselic a expliqué que le morceau « ressemblait à l’origine à une chanson baddante. Puis Kurt l’a transformé en une chanson pop ». On retrouve ce titre en deuxième position au sein de l’album Nevermind.

Molly’s lips

Autre reprise impressionnante du groupe, cette chanson qui joue sur le caléidoscope de la drogue est à l’origine un titre de The Vaselines desquels ils reprendront aussi « Son of a Gun ». Ajoutant des ingrédients plus pop, plus grunge, Nirvana en a fais un classique indémodable qui est paru dans l’album Incesticide en 1992.

Oh, the guilt !

D’abord présent sur un single splité « Puss/Oh the guilt » de 1992 où Nirvana et The Jesus Lezard se partage la place sonore, le titre a été publié en 2004 dans le coffret With the Lights Out ainsi que sur la compilation Sliver : The Best of the Box. Le clip vidéo montrant un homme se faisant souder sur une chaise a été refusé par certaines chaînes comme MTV. Seul bémol pour ces derniers releases, la version enregistrée par Adam Kasper supprime les bruits de briquet stressant qui allaient si bien avec le clip.

Sliver

Dans ce titre, les paroles semi-autobiographiques parlent du fait d’être abandonné par ses parents. L’enfance difficile de Kurt Cobain est ainsi retranscrite, balladé de foyer en foyer, il cultive la sensation de n’être le fils que d’ombres. Comme des milliers d’auditeurs, cette chanson a touché Rivers Cuomo, le leader des Weezer. Inspiré par ces mots, il a écris « Heart Songs ».

Come as you are

Ecrite en 1991, la chanson connu un succès affolant après le suicide du leader Kurt Cobain seulement parce qu’elle parlait d’un pistolet et pour son côté quelque peu mélancolique. Pour la petite info, Jaz Coleman du groupe Killing Joke accusa Nirvana d’avoir plagié le fameux riff, véritable héritage musical. Cependant, un riff similaire est présent dans « Life Goes On » de The Damned et comme aucune plainte n’a été déposée, l’affaire s’est stoppé. Dave Grohl, dernier batteur du groupe, a par la suite joué pour Killing Joke comme preuve de réconciliation.

Nirvana en 10 chansons