Nigerian Wood, Keziah Jones

10 octobre 2008 Par loic | 1 commentaire

Le dernier album de Keziah Jones ne fait pas partie de ceux qu’on adore dès la première écoute. Il ne provoque aucun coup de foudre. Mais au fur et à mesure, on s’habitue aux sonorités étranges du musicien et on découvre une écriture foisonnante qui se révèle aussi riche qu’elle est rare. Un album à ne pas entendre, mais à écouter.

Keziah jones

 Ce qui peut passer pour ses défauts sont en réalité les qualités de l’album Keziah Jones. La première écoute en est ardue car les rythmes sont complexes, les mélodies flirtent avec la dissonance et la voix du chanteur n’est pas ce qu’il y a de plus suave… Nigerian Wood ne se laisse pas approcher comme ça, sauf si l’on fait l’effort de vraiment écouter ce qu’il a à nous dire. Dans ce cas, on se rend vite compte qu’on a affaire à un album particulièrement riche.

En effet, les morceaux sont foisonnants. Les mélodies ne sont jamais simples (surtout dans African Android) et sont en plus accompagnées de rythmes assez sophistiqués (Beautifulblackbutterfly). Après avoir été déboussolé et ne plus avoir su où prêter l’oreille, on commence à se familiariser avec les morceaux de Keziah Jones. L’artiste, en plus d’être un très bon musicien, développe ses morceaux avec une aisance rythmique sidérante. D’un morceau à l’autre, le style musical change ; on passe de la soul au funk en passant par des accents rocks. La constance, c’est réellement le rythme. Même dans un morceau aux allures très conventionnelles comme My Kinda Girl, Keziah Jones apporte son univers avec une ligne de basse toujours très groove, et des refrains qui détonnent presque par rapport au reste de la chanson.

 

Keziah JonesLagos Vs. New York est un bijou d’énergie, peut-être le meilleur morceau de l’album. Et dans les morceaux plus calmes (Long distance love, Unintended consequences) resurgissent des accents de la musique de Marvin Gaye, dont le musicien s’est forcément inspiré.

Nigerian Wood est un album particulièrement intéressant parce, la plupart du temps, il renonce au compromis (les deux morceaux les plus complexes rythmiquement ouvrent l’album) et impose sa culture musicale. Ceux qui feront l’effort de se frotter à son univers seront certainement touchés ; tant pis pour les autres.

 


 


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