[Live report] Bill Laurance au New Morning

8 mars 2016 Par Delphine Habert | 0 commentaires

Bill Laurance, pianiste et un des membres fondateurs du groupe Snarky Puppy, était jeudi dernier au Duc des Lombards pour présenter son troisième album, « Aftersun », sorti le 4 mars.

De formation classique, Bill Laurance a tourné dans le monde entier en tant que pianiste, claviériste, compositeur, producteur et arrangeur. Il a joué avec de nombreux artistes jazz de renom et a collaboré avec des compagnies de danse comme celle d’Alvin Ailey. Il est aussi l’un des membres fondateurs du groupe de fusion Snarky Puppy.

Bill Laurance a commencé sa carrière solo en sortant en 2014 son premier album « Flint », suivi en 2015 par son deuxième, « Swift ». Le 4 mars 2016, il sort son troisième album, « Aftersun », qu’il est venu présenter la veille sur la scène du New Morning. Les noms des morceaux sont parfois philosophiques et l’univers musical qui se dessine traduit souvent le sentiment ou l’idée que veut défendre ou décrire le musicien. Ce qui n’est pas sans rappeler l’intérêt de l’artiste pour les musiques d’ambiance, lui qui dirige sa propre société de production de musique, « Twenty Thousand », spécialisée dans la musique de film, de télévision et de publicité.

Annoncé à 20h30, le concert débute à 21h, le temps que le public s’installe et que les artistes se préparent. Bill Laurance arrive alors sur scène, pour jouer un premier morceau. Il est  bien entouré de ses cinq claviers, de tailles et d’allures très différentes. Autant dire que l’installation du matériel a dû être long, d’autant qu’à ces claviers s’ajoutent les instruments des trois autres musiciens, le pianiste étant accompagné de Richard Spaven à la batterie, Felix Higginbottom aux percussions et Chris Hyson à la basse et clavier.

Les quatre musiciens interprètent des morceaux de l’album « Aftersun » tels que Golden Hour ou encore The Pines (ce dernier morceau a été composé par l’artiste lors d’un séjour au Cap Ferret) mais aussi de titres des albums précédents. Dans ses morceaux, Bill Laurance s’érige en peintre, passant d’un univers à l’autre d’un coup de poignet, tout en finesse. Son jeu au clavier, très technique, est parsemé de structures rythmiques qui se répètent à l’infini, pour entrainer l’auditeur, petit à petit. Une place de maître est laissée au batteur ainsi qu’au percussionniste, qui ne font qu’un à certains moments et arrivent à créer un très bon groove, avec un jeu franc et percussif impressionnant de précision.

Pour apprécier le phénomène en concert, il faudra surement attendre un prochain album pour une tournée en France, l’artiste s’envolant désormais pour les Etats-Unis où il continue sa tournée.

Visuels : © Rose Freedman


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