Fête de l’Huma 2008 : samedi soir sur la Grande Scène…

15 septembre 2008 Par marie | 1 commentaire

Rentrée du Parti Communiste, la Fête de l’Huma est aussi un évènement culturel. Samedi, sur la grande scène, se sont succédés Thomas Dutronc, Arno, Alain Bashung, les Babyshambles et Roger Hodgson, (la voix de Supertramp). Récit à deux voix :

La Grande Scène était dressée sur une des prairies du Parc  de la Courneuve. Les stands des fédérations départementales fermaient l’arène à droite et en face de la scène. A gauche, après la butte, les panneaux publicitaires des partenaires, Ricard, Kronenbourg et France Inter… Sous l’œil vigilant de Nicolas Demorand, les yeux rivés sur la scène ou les grands écrans, le public -vieux militants et cocos le temps d’une fête- attendent le début de la grand-messe. Thomas Dutronc entame par sa musique des Triplettes de Belleville. Sa guitare manouche flirte avec le violon, ses doigts s’agitent, moins sa voix. Juste le temps de nous inviter dans son île de beau gosse et la bulle est crevé, le manouche en costume blanc est parti. Il n’était pas d’ici

 Plus « consciencieux », Arno nous offre une prestation plus longue, rend hommage à sa mère et aux filles du bord de mer, passe du français à l’anglais et de l’anglais au néerlandais. Assailli par les souvenirs, il s’accroche à son micro ; comme le verre, la scène est son piège, si le chanteur reste c’est qu’il ne peut pas partir, pas marcher….

Puis vint Bashung…et le soleil. La scène s’habille alors d’un noir élégant qu’enrobe le rose du crépuscule. L’atmosphère est chargée.

scène

 

 

 

Le public est grave, happé, jugez plutôt :

 L’événement musical était la venue d’Alain Bashung. Il n’avait pas le même look que d’habitude, vêtu d’une veste noire assez longue, une écharpe autour du cou et une casquette sur son crâne devenu chauve.

C’est un homme malade qui est sur scène, et cela le rend étrangement beau. On croirait voir une apparition tellement sa présence est ténue. Il est là, c’est sûr, mais à quel prix et pour combien de temps ? Si bien qu’on ne croit qu’à moitié à sa présence,  physique du moins, car quand il joue et chante, il est bien là, avec son groupe et ses textes impérissables. Il a essentiellement présenté des morceaux de son dernier album, Bleu pétrole, mais a repris aussi quelques incontournables, en leur donnant une forme plus rock, plus agressive, comme il en  a l’habitude lors de ses concerts. On a eu le plaisir d’apercevoir, le temps d’une chanson, sa femme, Chloé Monce, avec laquelle il a partagé un moment très émouvant, faisant éclater leur amour au beau milieu de la scène de l’Humanité.

Bashung

 

 

 

Un autre  concert remarquable fut celui de Roger Hodgson, chanteur du groupe Supertramp. Sa prestation oscillait entre le sublime et le ridicule. Sublime car les morceaux de Supertramp sont toujours aussi puissants et novateurs, leur construction complexe est parfaitement maîtrisée ; et l’ on avait l’impression de réentendre exactement les morceaux d’antan. Et c’est justement ce qui rendait la préstation ridicule. Les arrangements étaient exactement les mêmes que ceux des enregistrements studios (alors que les bons concerts nous offrent une nouvelle manière d’entendre les standards). Roger Hodgson était là comme une survivance d’une époque morte depuis longtemps et, en voyant quelques personnes pleurer en entendant les premières notes de Dreamer, on avait du mal à ne pas se faire prendre au piège d’une nostalgie inutile. C’était néanmoins un beau concert, très efficace.

Supertramp

 


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COMMENTAIRES:

  1. pascal szulc

    qui a pondu cet article ???
    Bashung sur scène, c’est celà la vraie humanité en fête. Euh…a-t-il chanté le cantique des cantiques ? ce qui serait gonflé au pays des ballons de rouge.

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