« Peacock Society Festival 2018 », le rendez-vous estival de l’électro répond présent

11 juillet 2018 Par
Hugo Saadi
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Avec l’absence d’une édition hivernale et la fin des événements Weather Festival, le Peacock Society Festival de juillet était donc l’un des seuls événements majeurs électro de cette année. Live report de cette 6e édition estivale qui a rassemblé plus de 30 000 danseurs.

anthonyghnassia-8À Paris en 2018, chaque weekend est marqué par des événements toujours plus nombreux, qu’ils soient en plein air ou dans des warehouses nichées dans la banlieue parisienne, il y a toujours l’embarras du choix. Il y a quelques jours, c’était au Parc floral dans le bois de Vincennes (comme depuis 2013) que se déroulait l’un des événements central de l’été, le Peacock Society Festival. S’il manque d’une identité particulière, il a tout de même répondu à nos attentes avec deux jours intensifs où la crème de la musique électronique s’est relayée jusqu’au petit matin. En pleine période de coupe du monde, les programmateurs ont dû jouer avec la timetable et avec l’option écran géant / happy hour et barbecue pour attirer le plus tôt les festivaliers.

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Le premier soir, c’était l’habitué Laurent Garnier qui su rassembler les troupes après la victoire de la France face à l’Uruguay en quart de finale de la Coupe du monde. La Squarehouse s’est rapidement remplie avec l’opening de 4 heures du pape de l’électro français. Le lendemain, le trio Raresh / Petre Inspirescu / Rhadoo a ouvert le bal. Les trois roumains du RPR Soundsystem ont délivré une micro toujours aussi envoûtante avec des basses qui collent à la peau. Rares sont leurs passages à Paris et les fans savaient qu’il fallait donc arriver dès 20 heures pour profiter pleinement de leur set de 4 heures.

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Pour ce qui est du Day 1, sur la Squarehouse, la soirée a été bousculée par les kicks énervés du britannique Daniel Avery et ceux d’Amélie Lens (qui n’arrête pas une seconde et continue d’arpenter tous les festivals d’Europe). La belge, toujours aussi énergique on stage, a rapidement augmenté les BPM avec une techno pure et dure sans délaisser quelques vocales féminines. C’est le maestro Jeff Mills qui s’est chargé de la clôture en patron, comme à son habitude. Pour les amateurs d’une électro plus mélodieuse, il fallait se rendre sur la Warehouse où Mall Grab, Kink en b2b avec Gerd Janson et Solomun se sont enchaînés. Gros coup de cœur pour le b2b qui a su allier une électro intense à une house plus planante (Kink restant le big boss des sets live). Enfin, le meilleur set du week-end a été offert par Solomun qu’on n’a plus besoin de présenter. Habitué des soirées d’Ibiza et des grands festivals, il assuré son statut de grosse star en offrant une house remixée piochant dans tous les genres (à l’instar de « She Wants » de Metronomy ou « I Feel Love » de Donna Summer) pendant plus de 2h30 et a distillé quelques morceaux phares comme « Autotune » de Blade Runner pour le plus grand plaisir des festivaliers.

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Le second soir, après s’être échauffé avec un pur set de micro roumaine, on a squatté la Warehouse quasiment non stop. Ça a commencé avec Charlotte de Witte, 25 ans au compteur (l’autre Belge de la programmation avec Amélie Lens, 28 ans). Toute la halle Florale l’attendait et elle a délivré une techno sombre et minimaliste. Mais ce sont surtout le duo de Tale of Us et le live de Maetrik (aka Maceo Plex) qui ont fait sensation avec des sets qui nous ont propulsé bien haut. Enfin, dans une halle encore bien remplie à 5h du matin, Richie Hawtin a terminé le travail de façon bouillonnante. Un petit tour quand même sur la scène adidas pour y voir en action des artistes émergents ou confirmés à l’image de la jeune allemande Dr Rubinstein aux beats explosifs ou le japonais DJ Nobu. Un week-end dans la bonne humeur où les effluves de l’été et les sonorités électroniques se sont mariés parfaitement.

Visuels © Anthony Ghnassia