[Live Report] MELT Festival 20ème édition : un lieu insolite pour une rave électro de grande classe

20 juillet 2017 Par
Hugo Saadi
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La semaine dernière le MELT Festival soufflait ses 20 bougies non loin de Leipzig en Allemagne. Toute la Culture était sur place pour la première journée. On vous raconte.

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Arriver à Ferropolis, ancienne usine où les grues sont le principal décor de rêve du festival allemand tient malgré tout de la véritable aventure. À environ, une petite heure de trajet depuis Leipzig, le site du MELT n’apparaît pas par magie. Il faut y mettre de la volonté pour s’y rendre et découvrir un spot laissé à l’abandon où les engins mécaniques de l’ancienne raffinerie en imposent à coup de geyser de flammes.

Avant de pénétrer dans l’enceinte du festival bordé par l’eau et les arbres, le MELT proposait sa scène Sleepless, qui ne dort jamais donc… Une déco brute et Do It Yourself qui pose les bases du festoch, la musique y tient une place prépondérante avec un système son de qualité et des artistes plus ou moins de renom. Mais ce vendredi 14 juillet, nous nous rendons directement à la Gremmin Beach pour supporter le frenchie Agoria. Et c’est au soleil et les pieds dans le sable qu’on se délecte d’un set toujours très mélodieux où les kicks surprennent de temps à autre. Le tempo augmente lorsque le français partage les platines avec Michael Mayer, le parrain de cette scène, et le b2b est lancé alors que les festivaliers profitent des derniers rayons du soleil pour piquer une tête juste à côté des enceintes.

Direction ensuite la MELT Stage, la plus imposante du lieu où passent les grosses têtes d’affiche. Petite pause repas avec les nombreux foodtrucks sur place pour apprécier le show de Glass Animals. Un mélange des genres qui fait du MELT un festival assez éclectique. Mais étant déjà en manque de techno, nous retrouvons Bjarki sur la scène de la Big Wheel. Les BPM se sont envolés et son set est difficile à suivre en mode digestion. Mais Bjarki fait du Bjarki et enflamme le public venu en masse pour l’écouter.

Le lieu change de visage une fois la nuit tombée, les jeux de lumières des scènes et les installations visuelles sur les nombreuses grues rendent Ferropolis de nouveau vivant. La pluie elle aussi s’est invitée à la soirée, mais Daniel Avery, qui a pris le relais sur la scène de la Big Wheel déroule un set de grande qualité qui repousse les goutes. L’anglais offre un set sophistiqué entre tracks expérimentaux, techno et acid. Il a su chauffer à blanc le public qui n’attend plus que Recondite. Cet artiste majeur de la scène allemande entre alors sur la piste avec comme à son habitude un pur live. L’inconvénient de cette volonté, ils dépassent rarement une heure. Mais le jeu en vaut la chandelle, Recondite, pose sa table de mixage sur le feu et fait bouillir petit à petit. On retrouve quelques uns de ses tracks populaires et il propose un set de très haute volée dans son ensemble.

Enfin, la nuit se termine avec l’arrivée de Marcel Dettmann. Toujours très sobre derrière les platines, à l’opposée des sons qu’il balance, l’allemand a 2h30 devant lui. Avec un début de set un peu poussif où il abuse des loop, il envoie enfin tout le monde dans les hautes sphères de l’Allemagne malgré la pluie qui s’abat violemment, transformant le lieu de plus en plus boueux. On retrouve quelques morceaux qu’il a jouer deux semaines auparavant au festival Into the Valley en Estonie, mais comme souvent il assure le service et met rapidement tout le monde d’accord. Enfin, Adam Beyer était chargé de clôturé la stage jusqu’au petit déjeuner. À 6h30, la foule emmitouflée dans des kway était encore bien déchainée et continuait de boire de la bonne bière allemande pour se maintenir éveillée…