[Live Report] « DGTL Barcelone 2017 » : sea, sun & électro

29 août 2017 Par
Hugo Saadi
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Une semaine avant que Barcelone ne voit ses rues ensanglantées, la capitale catalane accueillait pour la 3ème édition le festival DGTL. Nous étions parmi les 35 000 festivaliers qui ont dansé deux jours sous le soleil espagnol. Live Report.

dgtl-bcn-11august-pablobustos-33Les amateurs de musique électronique avaient booké depuis plusieurs mois les dates du 12 et 13 aout. Ils s’étaient tous donnés rendez-vous à Barcelone pour danser pendant deux jours sur les kicks endiablés d’une programmation de haut niveau. Direction le Parc Del Forum, ce vaste espace bétonné à l’est de la ville avec vue sur mer et où se dresse une installation impressionnante composée de panneaux solaires.

Les quatre scènes, réparties non loin les unes des autres, permettent de vadrouiller sans trop se perdre. Direction la scène Générator, axée 100% techno, pour ouvrir les hostilités avec la manière. Et ça commence d’entrée de jeu avec la puissance de Regal qui balance une techno dark et énervée. Il faut ensuite se diriger vers la scène Amp, incroyable amphithéâtre qui de jour comme de nuit donne le vertige. C’est la scène la plus grande du festival et en fin d’après midi, Satori en prend les commandes. Le néerlandais aux origines sud-africaines commence à fédérer un public de plus en plus nombreux à battre le sol. Mais la scène deviendra véritablement bouillante avec l’arrivée des deux frères de Mind Against qui vont livrer l’un des meilleurs sets du week-end. Mélangeant les genres en proposant des sons house et techno, issus de leur production et des reprises (grosse ambiance lorsqu’ils lâchent Higher Level remixé par Bicep) ils offrent deux heures de pure énergie pour tenir jusqu’au bout de la nuit.

dgtl-bcn-11august-pablobustos-54Le lieu est désormais plongé dans la nuit totale et devient une véritable fourmilière. Des milliers de festivaliers se pressent à droite et à gauche. On y croise de toutes les nationalités, des Français principalement de Paris, Bordeaux, Marseille, Perpignan… On part faire un tour sur la scène Modular où vont s’enchainer Âme et Tale of Us. Ces derniers dégainent une nouvelle fois une techno rêveuse qui fait planer le public et suspend le temps. Enfin, comment ne pas résister à l’appel de l’électro made by Solomun. Grande tête d’affiche du DGTL 2017, il ne déçoit pas, même s’il procure un set qui ressemble davantage à un after. On décide alors de faire notre closing avec la puissance de feu de Marcel Dettmann, toujours aussi sage derrière les platines malgré la folie qu’il crache à travers un système son de qualité : Funktion one oblige. Fin de journée sur les coups de 3h du matin, avec des acouphènes… Mais on en redemande davantage pour le day 2.

timbuiting_dgtl_bcn17-4940-2Back to Parc Del Forum avec une météo toujours aussi caliente. On décide à nouveau de rentrer la tête la première dans ce Day 2 avec l’énergie de la belge Amélie Lens qui mettra rapidement tout le monde d’accord grâce à des kicks puissants et des basses bien calibrées. Le temps est tout de même au chill : direction la scène Frequency, la plus tranquille, érigée sous la structure des panneaux solaires. Le cadre est magique et l’atmosphère détente grâce à la house de Prins Thomas. Le reste de la journée est au diapason : le barcelonais Coyu enflamme l’amphithéâtre (qui restera comme LE lieu le plus impressionnant du festival), le duo Karenn retourne la scène Generator en faisant voler en éclat les BPM. Ils libèrent ensuite les platines pour le maestro : Jeff Mills, un sans faute, comme d’hab’. Enfin, un détour du côté de la scène Modular pour voir Maceo Plex qui maitrise toujours autant sa partition. L’américain de 38 ans, habitué des closing des grands festivals s’en charge avec la manière en proposant des sons toujours aussi mélodieux et entrainants. On peut déjà se noter le DGTL 2018 dans nos tablettes, tant le festival est un sans faute. Seul bémol à signaler, « l’après festival » qui demeure une bonne galère rien que pour rejoindre le centre de Barcelone en plein milieu de nuit, sans métro et où seules quelques navettes circulent. Côté restauration, le DGTL avait fait le pari du végétarisme et semble bien s’y être tenu avec un côté écolo et auto-suffisant en énergie. Un point fort à souligner.

visuels © Pablo Bustos & Tim Buiting