L’Acontraluz Festival, une soirée électro en demi-teinte!

12 septembre 2018 Par
Alexia Blick
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L’Acontraluz Festival, malgré son nom latin est pourtant bel et bien marseillais, et ce 8 septembre, avait lieu sa 5e édition, soit l’une des rencontres électro les plus attendues de la Rentrée. Un condensé de gaieté et de sons ultra-travaillés! Malgré quelques bémols sur l’organisation. 

C’est sous le sunset, face à la mer, entre l’épurée Villa Méditerranée et l’iconique Mucem, que l’Acontraluz Festival a lancé la saison électro de la citée phocéenne. C’est sur l’esplanade du J4 que les festivaliers surexcités, se sont précipités pour débuter la soirée tout en douceur avec Théo Müller aux platines. Une ambiance planante qui a continué à envoûter les Marseillais durant le mix de Rone, mais il faut dire que les sonorités plus punchy ont mis du temps à faire vibrer la scène. Devant le set de Charlotte de Witte, seuls quelques fans de la belle DJette étaient présents pour taper du pied, alors que les autres festivaliers étaient plus occupés avec les différents spots du festival (bar, stand photo, vente de goddies…). Même si Juddah a essayé d’amener une bouffée d’air frais sur la scène « chill out » qui se tenait en marge de la scène principale, il aura fallu attendre l’arrivée du mythique DJ de house Ben Klock, pour voir l’esplanade se réveiller et se déhancher à corps perdu. Une heure et demie de pur son qui a fait vibrer la foule, de sonorités électroniques, presque robotique. Une folie s’est poursuivie jusqu’à la clôture du festival, avec les mélodies ultra propres de Laurent Garnier. Un univers profond et particulier, qui a réussi à séduire, malheureusement au détriment de la petite scène où seul quelques curieux se trémoussaient face aux platines.

Au grand regret de David, 26 ans, employé dans le BTP et qui participe au festival pour la deuxième fois. « Je sais pas si l’esplanade du J4, c’est le lieu le plus approprié, là y a une deuxième scène qui est cool et un peu plus techno, mais qu’on se le dise c’est pas très valorisé de la part du festival ». Une autre critique portée par beaucoup de participants, le manque d’organisation générale. « Il y a beaucoup de stands pour qu’on puisse acheter à manger, mais les poubelles débordent, y a des déchets partout, les toilettes sont bondées, ça gâche vraiment le plaisir », déplore Lisa, 24 ans entourée de ses copines. Un festival qui place la barre haute pour la rentrée mais à qui il reste beaucoup de chemin avant de se placer dans la crème de la crème des festivals d’électro français. Le festival versatile changera encore de lieu l’année prochaine pour notre plus grand plaisir, mais trouvera t-il sa terre promise pour nous en mettre plein les yeux…

visuels: Alexia Blick et affiche du festival