House, techno et plus encore : agenda sélectif des soirées de mai

30 avril 2018 Par
Rodolphe Pete
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Voici une sélection subjective, forcément incomplète, mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour le deuxième mois d’un printemps forcément électro !

Rodolphe Peté

Nuits Sonores à Lyon, 6 au 13 mai

Seizième édition pour l’un des plus grands festivals de l’Hexagone en musique électronique, mais pas seulement, avec une recette imparable : des plateaux fabuleux en journée (cette fois, Jennifer Cardini, Daniel Avery, Four Tet, Paula Temple…) et en soirée (Rone, Chloé, Larry Heard, Bicep, Kerri Chandler, Andres, Fixmer/Mc Carthy…), un circuit nocturne riche de 17 étapes, des animations en journée, également pour les enfants, et un closing au Sucre en apothéose entre Laurent Garnier et The Black Madonna.
Pratique : www.nuits-sonores.com

Saint Germain, 17 mai, Grand Rex, Paris

C’est un événement exceptionnel en deux étapes pour rappeler l’importance de Ludovic Navarre dans les musiques électroniques et leur métissage depuis 25 ans, dans le cadre des 30 ans du Rex club. D’abord avec un concert dans l’écrin magnifique du Grand Rex (qui a accueilli récemment une orchestre reprenant des standards du label Ed Banger pour ses 15 ans), puis au Rex club avec en plus DJ Deep et Alex From Tokyo aux platines. De la nostalgie certes, mais pas seulement… De la soul, du groove et une chaleur humaine, comme musicale, essentielle.
Pratique : rexclub.com

Marvellous Island, 19 et 20 mai à Torcy (Seine-et-Marne)

Au bord de l’eau, sur la plage et près de Paris. Certes, ce n’est pas Ibiza, mais quand il fait beau, avec le line-up prévu, le farniente est forcément au rendez-vous, comme la bonne humeur. Avec 46 artistes, dont de nombreux lives, le week-end ne manque pas d’attraits, pour venir écouter notamment Guti, Ben klock, Luciano, Stephan Bodzin, Secret Cinema, DJ Tennis et Matador.
Pratique : marvellous-island.fr

ElectroKID’Z, circuit du Castellet (Var), dimanche 13 mai

Faire la fête sur le circuit qui accueillera fin juin le Grand Prix de France de Formule 1 ? C’est possible en effet ! Deux scènes sont prévues, avec en techno des têtes d’affiches comme l’Américain Jeff Mills, l’Allemande Ellen Allien et les Français François X et Antigone. Un espace d’animations est en outre prévu pour les enfants… De quoi passer un dimanche original en famille, surtout si le beau temps est de la party.
Pratique : de 12 h à minuit, circuit du Castellet, 2760 route des Hauts du Camps. De 25 à 35 euros. 

 

Vendredi 4 mai, Michael Mayer all night long, Rex club, Paris

Le patron de Kompakt n’est pas seulement un dénicheur hors pair de talents pour alimenter les sorties régulières sur son label de référence, c’est aussi un excellent dj, non pas dans le sens technicien du terme, mais raconteur d’histoires aussi mélodieuses qu’envoûtantes. Une all night long avec l’Allemand, c’est l’assurance de faire de beaux rêves sonores…
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 12 à 15 euros.

Vendredi 4 mai, Skryptom night, Institut club, Montpellier

Avec Shekon et le boss du label, Electric Rescue, Skryptom sera bien représenté dans le Sud avec une nuit techno qui tiendra toutes ses promesses. Les fans qui suivent depuis longtemps les aventures d’Antoine Husson et sa bande de Skrytopotes connaissent son intégrité, son sens de la rave et sa capacité à dénicher de nouveaux talents, tel un passeur de sons pour qui la techno est un art de vivre, pas seulement une musique.
Pratique : 188, avenue du Marché Gare. 7 à 12 euros, à partir de minuit.

Vendredi 4 mai, Dure Vie,  Culoe De Song all night long, le Badaboum, Paris

Sous le feu des projecteurs avec notamment le succès de Black Coffee, la scène sud-africaine ne se limite bien évidemment pas à ce dernier. Preuve en est avec Culoe De Song, autre orfèvre de la house qui mérite au moins autant de lumières. Il suffit d’écouter son morceau « My Afrika » ou son remix de « Africa Woman » de Ternielle Nelson pour en être convaincu.
Pratique : 12 à 15 euros, 2B rue des Taillandiers, Paris XI.

Vendredi 4 mai, CJ Bolland, Spacid & David Asko, Magazine club, Lille

Retour dans les années 90 avec le vétéran CJ Bolland qui, à l’instar d’Emmanuel Top, n’a pas dit son dernier mot pour faire danser toutes les générations. La rave dans toute sa splendeur sera à l’honneur avec l’auteur du célèbre « Camargue », dont le mix Dj Kicks devrait figurer dans toute bonne discothèque. Entre techno et trance, le son représenté par l’intemporel « The Prophet » garde, un quart de siècle après, toute son actualité et sa fraîcheur.
Pratique : 84, rue de Trévise,à partir de minuit, de 5 à 10 euros.

Samedi 5 mai, Damian Lazarus, Kate Elsworth, Faust, Paris

Fondateur du label très recommandable Crosstown Rebels, Damian Lazarus est une figure déjà presque ancienne du circuit international. L’ancien journaliste est un adepte d’un son minimal dans le bon sens du terme. Pas ennuyeux, ni sec ou poussif. Sa house entraîne le danseur dans un merveilleux voyage dont il revient avec des souvenirs à garder très longtemps. Plus discret que certains, il n’en demeure pas moins une valeur sûre, à ne rater sous aucun prétexte.
Pratique : de 10, 50 à 15, 50 euros. Pont Alexandre III, Paris VII. A partir de minuit.

Lundi 7 mai, Monika Kruse, Ostra club, Nancy

L’ancien mannequin au sourire légendaire a depuis longtemps convaincu qu’elle n’était pas qu’un joli minois derrière les platines. Avec son label Terminal M, elle a largement fait ses preuves depuis deux décennies. Et si comme beaucoup d’artistes de sa génération, l’Allemand a un peu baissé la cadence, elle n’en demeure pas moins efficace pour proposer une techno fidèle aux valeurs d’origine.
Pratique : 34, boulevard d’Austrasie. A partir de minuit, 15 euros.

Mercredi 9 mai, Chris Liebing, Markus Suckut, Birth Of Frequency, Concrete, Paris

Dans les années 90, ce qui peut sembler la préhistoire à certains habitués de la célèbre péniche des bords de Seine, l’Allemand, avec son label CLR et ses nombreuses productions en 4-4, était un dj incontournable, qui faisait la joie des plus grandes scènes, comme le Suédois Adam Beyer par exemple, ou le Belge Marco Bailey. S’il a gardé son sourire énigmatique, Chris Liebing a baissé le rythme, mais pas le pavillon de la techno impeccable.
Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (15 euros).

Vendredi 11 mai, Patrick Topping et Paul Johnson, Faust, Paris

Le vétéran de la house Paul Johnson, malgré ses ennuis de santé, n’a rien perdu de son entrain à faire danser les foules. Il y a deux décennies, il était résident au Gibus, traversant chaque semaine l’Atlantique. Le temps a passé, mais la passion demeure et le public parisien saura saluer comme il se doit ce pionnier dont les titres intemporels résonnent comme un bel écho. A l’instar de son magique « Wathever you do ».
Pratique : de 10, 50 à 15, 50 euros. Pont Alexandre III, Paris VII. A partir de 23 h 50.

Samedi 12 mai, Steffi live, Martyn, Privacy, Nuits Fauves, Paris

Résidente du Panorama Bar à Berlin, la Hollandaise sera en très bonne compagnie avec son compatriote Martyn. Un duo terriblement efficace pour une nuit techno (mais pas que, lorsqu’on connaît la polyvalence talentueuse de Martijn Deijkers). Concernant Steffi, il suffit d’écouter sa Boiler Room à Berlin pour apprécier son sens du mix, subtilement ravageur et entraînant. Le plein de groove sera assuré pour tout le week-end.
Pratique : de 23 h à 7 h, 11, 80 à 16, 80 euros. 34, quai d’Austerlitz, Paris XIII.

Samedi 12 mai, Wathever avec D’Julz, Kwartz club, Nice

Après le live de Point G (alias DJ Gregory), un autre grand nom de la house made in France viendra faire chalouper la Riviera, en la personne de D’Julz. Résident du Rex club avec ses fameuses Bass Culture (plus ancienne résidence du temple parisien des musiques électroniques), le boss du label éponyme a su, en deux décennies derrière les platines, parfaitement se renouveler en gardant les bases de son mix : du groove, de la basse et de la chaleur…

Pratique :2, rue Bréa, 10 à 15 euros. A partir de minuit

Samedi 12 mai, Seth Troxler, Jack Ollins, Cabaret Aléatoire, Marseille

En quelques années, le fantasque dj natif de Detroit s’est imposé comme un dj incontournable dans la house deep, veloutée, captivante, faite d’une multitude de petites touches qui donnent un ensemble terriblement efficace. S’il peut parfois agacer par ses mimiques, Seth Troxler s’avère avant tout un magicien quand il décide de faire danser le public. Un peu comme un Ricardo Villalobos, côté house…
Pratique : 41, rue Jobin, Marseille III, à partir de 23 h, 16,80 euros.

Mercredi 16 mai, Paul Kalkbrenner, Parts of Life, Rex club, Paris

Dire qu’il y a quelques années, l’auteur du futur « Berlin Calling » était passé au Rex un jeudi soir. Devenu depuis une star mondiale, l’aîné de Fritz, avec qui il a signé le sublime « Sky of Sand » peut tout se permettre, jouant dans les stades et les plus grands festivals. Mais il a choisi (beau cadeau pour les 30 ans de l’endroit) de venir en pleine semaine à la rencontre de ses nombreux fans. Certes, le son est devenu plus mainstream, pourtant le geste mérite d’être salué. Et l’ambiance promet d’être électrique !
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 15 à 20 euros.

Vendredi 18 mai, Francesco Tristano, Kosme, Hiroshi Watanabe aka Kaito, Concrete, Paris

Un pianiste italien aussi classique qu’électro, révélé par le trio Aufgang, avant de voler de ses propres ailes, accompagnant par exemple Derrick May, le Japonais Kaito, dont les productions aériennes sur Kompakt se dégustent comme des truffes au chocolat, et le Lyonnais Kosme, dont les sets explosifs ont forgé une belle réputation, bien au-delà de la Cité des Gaules. Un trio bien roboratif pour un public pointu, qui adore les nuits sans fin. Mais pas sans faim…
Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (15 euros).

Vendredi 18 mai, The Martinez Brothers, Dan Ghenacia, Salomé, la Clairière, Paris

Dansons dans les bois. Quand il fait beau, l’écrin de verdure du groupe Noctis ne manque pas d’attirer, surtout avec un tel line-up ! Le duo américain et le Français échappé du trio Apollonia seront les têtes d’affiche de ce succès annoncé qui devrait ravir les fans de house gorgée de chaleur et de percussions. La fête battra son plein dans le sens le plus ludique et chaleureux du terme, qui ne manquera pas de compenser la fraîcheur nocturne de la forêt…
Pratique : 1, carrefour de Longchamp, Paris XVI. A partir de 22 heures (15 euros).

Vendredi 18 mai, DJ Harvey,Concrete, Paris

Il y a peu d’artistes capables de tout oser, d’emmener leur public dans les plus aventureux chemins de traverse, pour être surpris jusqu’au bout de la nuit. A l’instar de son compatriote Andrew Weatherall, DJ Harvey ose tous les mélanges avec un seul but, parfaitement réussi : faire danser avec de la techno, de la house, du disco et toute autre sonorité qui va déclencher les bonnes vibrations sur le dancefloor. L’homme aime installer un rythme, une ambiance et les faire varier. Un régal à ne pas manquer.
Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (15 euros).

Dimanche 20 mai, Merachka, Terrence Parker, Warehouse, Nantes

Quelle promesse de bonheur pour les amateurs de house ! Le duo qui a sorti le superbe morceau « Don’t waste another minute » en 2016 va faire chavirer les coeurs et les choeurs. Le dj à l’éternel combiné de téléphone en guise de casque ne sait pas seulement choisir ses partenaires de production, c’est surtout un dj hors pair, même s’il abuse parfois du scratch. Un spectacle aux platines aussi relevé que passionnant.
Pratique : 21 quai des Antilles, à partir de minuit, 13 euros.

Jeudi 24 mai,Digitalism, Romain Garnier, Vincent Mignon, I Boat, Bordeaux

Le duo formé par Jens Moelle et Ismail Tuefekci est-il toujours à la mode, une décennie après son apparition, et n’est-il pas un « Mirage », pour reprendre le titre de leur album paru en 2016 ? Nul doute que les fans de la première heure ne soient pas présents pour entendre un duo aussi inventif et explosif qui a compris que le mélange des genres était une façon d’avancer et de partager un enthousiasme qui ne s’est pas émoussé en dix ans.
Pratique : 9 à 15 euros, à partir de 23 h 45. Quai Armand Lalande, bassin à flot n°1.

Vendredi 25 mai, Pan-Pot, Nicolas Masseyeff, le Transbordeur, Villeurbanne

Techno massive en approche avec le duo allemand composé de Tassilo Ippenberger et de Thomas Benedix ! Habitué des plus grands festivals, Pan-Pot ne fait pas dans le détail quand il s’agit de délivrer le maximum de BPM. Pour l’accompagner, un producteur du Sud très talentueux, aussi à l’aise en duo avec Oxia qu’avec son mentor Stephan Bodzin.
Pratique : 5 à 20 euros, dès 23 h 30, 3 boulevard de la bataille de Stalingrad.

Samedi 26 mai,Ob Jobse, Ame dj set, Smart, la Belle Electrique, Grenoble

Même si c’est en dj set et non live, il est toujours intéressant d’entendre le duo allemand Ame, auteur de perles house qui ne sont plus à présenter (dont le sublime « Rej »), comme de remixes (qui n’a jamais entendu leur version de « Howling » ou de « Timbuktu »?). Profond, chaleureux, délicat, leur son est un modèle du genre et devrait ravir par exemple les fans de leur compatriote Dixon.
Pratique : 19 à 21 euros. 12, esplanade Andry Tarly, à partir de 23 h.

Samedi 26 mai, Mirage avec Madben, Blauküst live et Dysk, One club Again, Marseille

Auréolé de la sortie récente de son premier album, le Parisien proposera un set de trois heures qui permettra à celles et ceux qui ne le connaîtraient pas encore de mesurer le talent du trentenaire, désormais membre de l’agence de booking Kompakt, en plus de sa résidence au festival breton Astropolis. Dans la lignée de son parrain musical Laurent Garnier, Benjamin Leclercq sait parfaitement retourner un dancefloor avec une techno mélodieuse et groovy.
Pratique : 27, rue Saint-Saëns, à partir de minuit, 5 à 15 euros.

Photos : Rodolphe Peté