Electro : petite sélection des soirées aoûtiennes…

27 juillet 2018 Par
Rodolphe Pete
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Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour un premier mois de grandes vacances forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de cœur

Cargèse Sound festival, 3 au 5 août, Corse

Comment un petit village du sud de la Corse se transforme, l’espace de trois jours, en redoutable machine à faire danser avec un line-up à faire pâlir les plus grands événements ? C’est le pari réussi de l’équipe de passionnés du Cargèse Soundsystem, invitant cette année des pointures comme Black Coffee, Damian Lazarus, Derrick May, DJ Tennis, Margaret Dygas et Tini. House et techno se mêleront ainsi, avec en outre de jeunes talents à découvrir.
Pratique : www.cargesound.com

Les Electros d’Uzès (Gard), 3 et 4 août

Déjà la 18e édition pour ce festival à taille humaine, dans un cadre préservé, qui a accueilli depuis sa création tout le gotha des musiques électroniques. Cette fois, pas de baisse dans le tempo et l’exigence avec un vendredi tout feu tout flammes (Perc, Boston 168, Manu le Malin…) et un samedi aussi infernal, avec notamment le prodige islandais Bjarki et la redoutable Paula Temple, fer de lance du label R& S.
Pratique : promenades des Marronniers, 12 à 15 euros par soir, à partir de 21 h.

La cour des Miracles, 5 et 26 août, Nice

Nouveau venu, ce festival sur cinq dates, entre le 8 juillet et le 2 septembre, a pour écrin le théâtre de Verdure, amphithéâtre au cœur du centre et du jardin Albert 1er. Le 5 août, l’icône américaine de la house Honey Dijon viendra apporter son légendaire groove, aux côtés du Français Rodriguez Jr, maître du live aux claviers. Le 26 août, il ne faudra pas rater l’un des meilleurs djs et producteurs house de l’Hexagone, Phil Weeks.
Pratique : théâtre de Verdure, à partir de 17 h (20 euros par soir).

Délices Sonores, Saint-Tropez, jeudi 9 août

Certes, l’été à Saint-Tropez, cela ressemble trop à un cliché people, entre foule sur le port, stars jouant à la pétanque place des Lices, starlettes essayant de se faire remarquer et soirées blanches dans les villas cossues. Mais c’est aussi un village magnifique, dominé par une citadelle qui résonnera le 9 août au rythme notamment du Lyonnais Thomas Villard, du Parisien Kavinsky et surtout de The Supermen Lovers.
Pratique :www.delices-sonores.com

Les Plages électro, 10 au 12 août, Cannes

Depuis 2006, le festival de l’équipe Panda a pris une ampleur exceptionnelle, qui en fait aujourd’hui un des événements phares de la Côte d’Azur. Entre touristes et férus de musiques électroniques, la fête est devenue géante, les prix ont augmenté, mais l’esprit demeure intact. Concentré désormais sur un week-end, le vendredi aura les faveurs des plus pointus, avec notamment Agoria, Jamie Jones, Recondite et le vétéran insubmersible Sven Väth.
Pratique : www.plages-electroniques.com

Les courants alternatifs, 25 et 26 août, Uzès

Concilier musique électronique, animations pour petits et grands (pétanque, maquillage, yoga…), ainsi que produits du terroir (notamment du vin bio), telle est l’ambition de ce micro-festival gratuit en journée, qui accueillera notamment Anetha et Folamour, ainsi que le prodige house des platines, Max Fader, alias S3A, qui a fait les belles heures de la péniche Concrete et du Rex club à Paris.
Pratique : jardin du Grand Mas, de 13 à 21 h (samedi et dimanche), puis de 21 h 30 à 3 h 30 samedi. Gratuit avant 21 h 30, 12, 5 ou 15 euros le samedi soir.

Vendredi 3 août, Overground, Rex club, Paris

Patrice Bäumel. Ce nom ne parle pas forcément à tous, même si le quadragénaire allemand est déjà passé par Paris. Producteur pour des labels aussi recommandables que Correspondant, Kompakt ou Get Physical, il a en outre une belle réputation aux platines, qui lui ainsi valu d’être sélectionné parmi les meilleurs djs de deep house. C’est dire le niveau qui attend les amateurs de bons sons… Avec aussi Teenage Mutants, Edouard! & Moon.
Pratique : dès minuit, 12 à 15 euros, 5, boulevard Poissonnière, Paris X.

Samedi 4 août, Robsoul party, Rex club, Paris

Phil Weeks, Junior Sanchez. L’affiche ne peut faire que rêver les amateurs de house à l’ancienne, ce qui n’est pas une formule péjorative. D’un côté, un dj et producteur français respecté grâce à son talent et son expérience, de l’autre un Américain habitué des meilleures collaborations (Armand Van Helden, Ian Pooley, Basement Jaxx…). L’union des deux s’avère l’assurance d’une nuit exceptionnelle,  à ne pas rater sous aucun prétexte.
Pratique : dès minuit, 12 à 15 euros, 5, boulevard Poissonnière, Paris X.

Samedi 4 août, Larry Heard live, Wanderlust, Paris

Vétéran de la house music sous son pseudonyme Mr Fingers, le quinquagénaire de Chicago est en effet une légende vivante, grâce notamment à ses tubes « Can You Feel It, « Washing Machine » et The Sun Can’t Compare ». Mais loin de se reposer sur ses lauriers, Larry Heard continue de produire, comme le montre par exemple son EP « Outer Acid ». Celles et ceux qui n’ont jamais vu en live ce grand monsieur peuvent déjà cocher cette date…
Pratique : 32, quai d’Austerlitz, Paris XIII. A partir de 18 h, de 9, 80 à 13, 80 euros.

Dimanche 5 août, after du Festival, Citizen Kain, Dieze Warehouse, Montpellier

Producteur techno prolifique (avec notamment son label Neverending records) et dj discret du Sud depuis plus d’une décennie, Citizen Kain s’est forgé une solide réputation, ce qui lui a permis de se produire au-delà des frontières. Notamment remarqué pour son live avec batterie et ses collaborations (par exemple avec Kiko), il a très vite conquis ses galons pour écumer les meilleures scènes. Avec aussi Luca Ruiz et Blank !.
Pratique : 188, avenue Marché Gare. A partir de minuit, 5 euros avant 1 h, puis 10 euros.

Jeudi 9 août, Ata, Fantastic Twins live, Ivan Smagghe, Rex club, Paris

D’abord journaliste et vendeur de disques, puis producteur et dj, Ivan Smagghe est un pionnier des nuits parisiennes et bien au-delà depuis les années 90. Eclectique comme son modèle d’outre-Manche Andrew Weatherall et l’Américain DJ Harvey, ses sets sombres, hypnotiques et terriblement séduisants en font un artiste passionnant, sachant parfaitement brouiller les pistes et se renouveler sans être réduit aux cases house, techno et électro.
Pratique : dès minuit, 5 à 8 euros, 5, boulevard Poissonnière, Paris X.

Vendredi 10 août, Adam Beyer,  R2 Rooftop, Marseille

Dans les années 90, le Suédois, avec déjà son label Drumcode, était une redoutable machines à BPM, porte-parole de la techno nordique qui a vu émerger en outre Cari Lekebusch, Joel Mull et Christian Smith. Excellent dj, il n’a jamais quitté le haut de l’affiche. Et s’il a baissé le rythme, ses prestations valent toujours le détour. Car à l’instar de Carl Cox avec qui il a déjà partagé les platines, il sait parfaitement emmener un dancefloor vers l’extase.
Pratique : dès 19 h, 5 à 16 euros. Les terrasses du port, 9 quai du Lazaret, Marseille II.

Vendredi 10 août, Beach is burning, Rebolledo vs Barnt, le Glazart, Paris

Attention, événement ! Le mot n’est pas trop fort pour la rencontre au sommet de deux grandes personnalités du circuit électro international. D’un côté, l’Allemand Daniel Ansorge, alias Barnt, tombé dans le chaudron d’une techno atypique et très originale depuis une décennie. De l’autre, le Mexicain Rebolledo, moitié du duo Pachanga Boys, avec l’Allemand Superpitcher, qui ont su se construire une folle réputation aux platines. Un set à quatre mains qui devrait donc faire des merveilles… Avec aussi Fango.
Pratique : à partir de 21 h, gratuit avant 22 h, puis 12 à 18 euros.7/15 porte de la Villette, Paris XIX.

Samedi 11 août, DJ Sneak, James Dean Brown, Ben Vedren, Funk E, Concrete Paris

Sans mauvais jeu de mots vu sa carrure, l’Américain DJ Sneak mérite largement le titre de poids lourd de la house. Une vraie légende, la formule n’est pas galvaudée pour ce producteur de perles intemporelles comme « You Can’t Hide From Your Bud » ou « Love ». Grand remixer aussi (ce petit bijou de « The Spirit » d’après Gene Farris…), le quadragénaire possède un groove imparable qu’il serait dommage de ne pas partager.
Pratique : à partir de 22 h, 69 port de la Rapée, Paris XII.15 euros.

Mardi 14 août, Floorplan, Leo Pol live, Rootstrax, Concrete Paris

Robert Hood sous son alias porté vers la house et le funk, sans pour autant oublier le rythme appuyé de la techno, c’est la promesse d’un set à la fois chaleureux et dynamique comme c’est parfaitement le réaliser l’Américain, à la fois producteur toujours inspiré et merveilleux conteur aux platines (où il officie parfois désormais avec sa fille). Ce vétéran, au sommet depuis les années 90, demeure une valeur plus que sûre…
Pratique : à partir de 22 h, 69 port de la Rapée, Paris XII.15 euros.

Vendredi 17 août, Damian Lazarus, Hautes Fréquences, R2 Rooftop, Marseille

Producteur et dj, patron du label Crosstown Rebels, le Britannique est prolifique depuis deux décennies, ayant choisi une voie moins facile que celle emmenant des stars dans les stades, avec des cachets faramineux. Mais ses options musicales, profondes, précises et captivantes en font un artiste majeur, entre techno, house et minimale. Il faut prendre le temps de rentrer dans un set de Damian Lazarus : l’émotion n’en sera que plus intense.
Pratique : dès 19 h. Les terrasses du port, 9 quai du Lazaret, Marseille II. 11, 50 ou 14, 50 euros

Samedi 18 août, Octave One live, Leroy Washington, Paolo Cortes, I Boat, Bordeaux

Les frères Burden en live, auteurs de l’imparable tube « Black Water », avec la douce voix d’Ann Saunderson, sont une valeur intemporelle de la techno made in Detroit, avec de solides bases mélodiques et une percussion rythmique jamais défaillante. Loin de se reposer sur les lauriers de ce classique qui a bercé plusieurs générations, le duo s’est construit au fil du temps une solide discographie, à l’instar de « I Believe », « Afterglow » ou « Eniac ».
Pratique: à partir de minuit, quai Armand Lalande, bassin à flot n°1.

Vendredi 24 août, Jeremy Underground, la Clairière, Paris

Le scandale de son caprice d’hôtel avec sauna (et surtout le clash de son agent avec un organisateur) ne doit pas occulter que, derrière le personnage diva, se trouve surtout un vrai amoureux de la house, telle que l’entend l’une de ses grandes influences, Kerri Chandler, avec qui il a fait merveille aux platines. Jeremy Underground est à la mode, certes. Mais cette mode ne vas pas s’éclipser et repose sur de solides bases. Groovy à souhait.
Pratique : dès 22 h 30, 1 carrefour de Longchamp, Paris XVI.

Vendredi 24 août, Sven Väth, Hautes Fréquences, R2 Rooftop, Marseille

La fin des grandes vacances sera très chaude pas loin du Vieux-Port avec la venue d’une légende vivante de la techno. Trente ans après ses débuts, Sven Väth a perdu ses cheveux blonds, mais pas son sourire, sa passion, son goût du vinyle et de la dance music. Acid, techno, house, électro, le quinquagénaire sait tout mêler pour créer un voyage sonore dont on ne ressort jamais indemne. Avec la même énergie qui provient de la scène.
Pratique : dès 19 h. Les terrasses du port, 9 quai du Lazaret, Marseille II.

Vendredi 31 août, Under & Name, Marcel Dettman, Warehouse, Nantes

Avec son camarade Ben Klock, il fait merveille dans un duo de techno marathon aux platines. En solo, le résident du Berghain est capable de jouer aussi à Ibiza, de créer une ambiance moins martiale et sombre que la réputation du club berlinois. Producteur inspiré, dj sans fausse note, le grand blond est un habitué des plus grandes scènes à travers le monde. Jamais lassant, ni lassé après des années de voyages, il propose une sélection à savourer lentement… Avec aussi Apm001, David Asko.
Pratique : à partir de minuit, 21 quai des Antilles.

(Photos : Rodolphe Peté)

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