Victoires de la Musique Classique 2016 : Bruno Mantovani

19 février 2016 Par Elodie Martinez | 0 commentaires

Dernier des nommés dans la catégorie « Compositeur », Bruno Mantovani est le sujet de notre portrait du jour…

Bruno Mantovani est né le 8 octobre 1974 dans les Hauts-de-Seine. Il entre au CNSMD de Paris en 1993 et y remporte pas moins de cinq premiers prix (analyse, esthétique, orchestration, composition, histoire de la musique). S’il est un musicien polyvalent, il est donc avant tout un chef d’orchestre et un compositeur.

Il participe également au cursus d’informatique musicale de l’Ircam et débute une carrière internationale très rapidement, portée par des solistes comme Jean-Efflam Bavouzet, Renaud Capuçon, Jean-Guihen Queyras ou Tabea Zimmermann. Ses oeuvres sont jouées par des formations prestigieuses, comme les orchestres symphoniques de Bamberg ou de Chicago, le Gewandhaus de Leipzig, la BBC de Londres, les orchestres philharmoniques de la Scala de Milan, de New York et de Radio France, ainsi que l’Orchestre de Paris, sous des baguettes non moins prestigieuses, comme celles de Pierre Boulez, Riccardo Chailly, Laurence Equilbey, Philippe Jordan, Susanna Mälkki, Sir Andrew Davis ou François Xavier-Roth. Ses oeuvres résonnent ainsi au Concertgebouw d’Amsterdam, à la Philharmonie de Cologne, au KKL de Lucerne, à la Scala de Milan, au Carnegie Hall et au Lincoln Center à New York, à la Cité de la musique et à la salle Pleyel à Paris ou encore au Musikverein de Vienne.

S’il reçoit sa première distinction dans un concours international à Stuttgart en 1999. A ce moment, il est en résidence à la Herrenhaus d’Edenkoben. Deux ans plus tard, il reçoit le prix de la Tribune des compositeurs de l’Unesco.

Après avoir remporté le Hervé Dugardin en 2000, nous le retrouvons au festival Octobre en Normandie pour son édition 2001, à Bologne dans le cadre du programme « Villa Médicis hors les murs » de l’AFAA en 2002, puis il entre à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis) en 2004-2005. En 2005, il enchaîne avec les Prix Georges Enesco et André Caplet de l’Institut puis avec les prix du nouveau talent de la SACD et le prix Belmont de la fondation Forberg-Schneider ou encore avec le Grand Prix de la Sacem en 2009, année où il remporte également le prix de « Compositeur » de l’année aux Victoires de la Musique Classique. Il est également en résidence au festival de Besançon des éditions 2006 à 2008, auprès de l’Orchestre National de Lille de 2008 à 2011, puis de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse à partir de 2010.

Toujours en 2010, ce sont les prix Claudio Abbado de la Philharmonie de Berlin et le prix de la presse musicale internationale qu’il rafle, sans oublier ses nombreuses récompenses pour ses enregistrements discographiques (dont plusieurs coups de coeur de l’académie Charles Cros, un « Choc de l’année » du Monde de la musique, et une sélection dans les dix meilleurs disques de l’année 2008 dans le New York Times). Cette même année 2010, il est fait Chevalier des Arts et Lettres et est nommé à la direction du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Il débute alors une collaboration avec l’Opéra National de Paris qui mène à la création du ballet Siddharta toujours en 2010, d’un opéra sur la vie de la poétesse russe Anna Akhmatova en 2011, d’un concerto pour violon, Jeux d’eau, à l’attention de Renaud Capuçon et Philippe Jordan en 2012 et d’un trio en 2014.

Dans le cadre de la dernière biennale de quatuors à cordes de la Philharmonie de Paris, il offre la création mondiale de son Quatuor à cordes n°3 avec le Quatuor Signum. A la fin du mois, il sera également à l’origine de la création mondiale de Love Songs, d’abord à Rotterdam puis à Bruges et enfin à Dortmund en Allemagne. Pour finir, notons une troisième création mondiale, celle de Once Upon A Time à Abu Dhabi pour l’inauguration de son Louvre avec Gautier Capuçon et le Gustav Mahler Jugendorchester sous la direction de Christoph Eschenbach.

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© C. DAGUET

 


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