Triomphe attendu mais mérité pour les trois premières sonates de Brahms par Capuçon et Angelich

15 mars 2017 Par
Camille Thermes
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Ce lundi 13 mars dans la grande salle Pierre Boulez, les deux grands interprètes de musique de chambre ont consacré une soirée à Brahms en présentant ses trois premières sonates.

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s-fowlerBrahms, Capuçon et Angelich ; lundi dernier, c’est un peu une réunion d’habitués qui s’est avancée sur la scène de la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie. Ce n’est en effet pas la première fois que le violoniste Renaud Capuçon et le pianiste Nicholas Angelich interprétaient ensemble le répertoire de Brahms. Ils ont notamment déjà enregistré une partie de son œuvre de musique de chambre, dont les trios avec Gautier Capuçon. Cette fois-ci, ce sont les trois premières sonates du compositeur qu’ils ont présenté à un public, il faut l’avouer, conquis d’avance par le casting. Car c’est d’un pas assuré que ce dernier s’est rendu à un concert associant de tels noms studio-harcourtd’artistes, et c’est pour cette raison que l’on était à deux doigts de ressentir une pointe de déception en écoutant la première sonate. Parfaitement interprétée certes, la pièce qui a ouvert la soirée est restée assez réservée. Exécutée avec subtilité, il lui manquait juste la brillante énergie communicative contenue dans la suite du programme.

Mais après ce démarrage un tout petit peu frisquet, donc, ce sont 1 h 30 de jeux de plus en plus riches et complices que nous ont offert les deux interprètes jusqu’à la virtuose 3ème sonate, avant de couronner le concert d’un bis en forme de scherzo, celui de la sonate FAE du compositeur à l’honneur. Une soirée vive et réussie, de celles dont on ressort une nouvelle fois convaincu de la force de la musique et de son pouvoir de partage.

Visuels : ©S. Fowler, ©Studio Harcourt